Posez ici toutes vos questions sur le mariage entre un catholique et un non catholique
Le Père Jacques AGOSSOU, Canoniste et Professeur de Droit, essayera de répondre à vos questions et préoccupations concernant ce sujet
Publié le 28 janvier 2011.
Commentaires (6 messages)
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Père Jacques M. AGOSSOU, Canoniste, 24 février 2011 06:38
Retenons d’abord que le mariage est " L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants" (c. 1055). La question telle qu’elle est posée pourrait paraitre ambiguë. Mais cette ambiguïté est levée par les précisions entre parenthèse car le protestant comme le féticheur est non catholique. Mais le protestant est chrétien non catholique (baptisé dans une autre communauté catholique) et le féticheur ou le musulman est non catholique parce que non baptisé. Pour le cas en espèce, il s’agit d’un mariage entre une partie baptisée catholique et l’autre non baptisée. Il s’agit là d’un mariage avec disparité de culte. Pour le célébrer, il faut obtenir une dispense de l’ordinaire de lieu après que la partie catholique déclarera qu’elle est prête à écarter les dangers d’abandon de la foi et promettra sincèrement de faire son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l’Eglise catholique ;
l’autre partie sera informée à temps de ces promesses que doit faire la partie catholique, de telle sorte qu’il soit établi qu’elle connaît vraiment la promesse et l’obligation de la partie (c. 1125). C’est justement au niveau de l’observation de ces conditions que le problème ou l’inconvénient se trouve. Difficilement la partie non catholique respecte les engagements, surtout quand il s’agit des musulmans. Ils n’acceptent pas après que les enfants soient baptisés et éduqués dans la foi catholique. Alors leurs promesses sont chimériques. Personnellement, tout en sachant que la religion ne doit pas être un obstacle à l’amour, et à l’amour vrai, je conseillerais que les catholiques s’unissent plus avec des catholiques. Quand les convictions religieuses sont les mêmes, il y a unité et accord sur la morale, l’éthique, sur l’éducation des enfants etc... Avec le mariage dont il s’agit ici, il y a aura risque la partie non baptisé ne respecte plus par la suite la monogamie. Il prend d’autres femmes avec tous les problèmes que la polygamie pose et cause aujourd’hui dans les famille : l’éducation des enfants est compromise et la stabilité ou l’unité de la famille est à dure épreuve. Si ce type de mariage a des avantages, ce serait la démonstration que peut l’amour rompt ou coupe les barrières de la religion. Si on peut s’aimer malgré la différence de religion, on peut aussi constituer une famille, bâtir un pays malgré les différences d’opinion, de convictions religieuses et de personnalité. C’est le pouvoir de l’amour.
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Gildas, 1er mars 2011 17:30
Jeune cadre Catholique, je ne puis passer à côté de cette opportunité de m’exprimer sur cette question que bien de gens ont tendance à banaliser mais dont les conséquences sur l’avenir, ne sont pas malheureusement très acceptables.
le mariage qui est loin d’être un contrat, mais si en tant que juriste je l’ai étudié ainsi (ce que je ne partage pas), est un abandon de soi pour aller à la rencontre de l’autre, dans un amour vrai, dont Dieu seul est la véritable source. De fait, aucun couple ne peut véritablement s’épanouir sans une réelle orientation de sa vie vers le canal divin. Si certains couples ont pu réussir leur mariage en dépit des différences réligieuses, il ne faudrait pas perdre de vue que les fruits du mariage, donc les enfants, doivent être éduqués à la source de l’Amour, à laquelle les parents ont décidé le jour de leur mariage, de s’abreuver. Le mariage est donc sacré et je crois qu’au-delà de tout, il ne peut réussir que dans le dialogue et l’abandon à celui à qui les deux se sont unis. Et c’est ce dernier aspect qui me fait dire que le mariage n’est pas un contrat, donc indissoluble.
Permettre le mariage entre un chrétien catholique et un non catholique, c’est ne pas rendre service à ce couple. Je voudrais pour m’illustrer attirer l’attention des lecteurs sur le fait que bien de nos soeurs se convertissent à l4islam autant que leur conjoint est de cette obédience réligieuse mais combien sont-ils, ces musulmans à se convertir au catholicisme pour leur conjoint femme. La foi en l’Eglise Catholique, pour produire ses effets, doit être vécue intensément et pleinement dans un abandon et un don total qui nous orientent vers le véritable amour. Je voudrais donc inviter les jeunes qui veulent se marier, à s’interroger sur ce sacrement qu’est le mariage, qui au fait, est un sacrement assez sérieux pour que la folie et la passion du moment amènent à le réduire à un circonstanciel évènement heureux, pour lequel des parents sont prêts à dépenser des millions. Je voudrais m’arrêter ici en espérant que les lecteurs sauront afficher leur foi en conséquence pour ainsi éviter d’être tièdes ou froids, le reste venant du mauvais.
Que la Vierge Marie, l’Epouse du silence nous y aide.
C’est un privilège pour moi de me prononc r, par Quenum serge,animateur de groupe d’enfant,étudiant à l’UAC., 15 mars 2011 19:45
C’est un privilège pour moi de me prononcer par rappot à cette importante interrogation.D’abord le mariage doit etre compris comme:une union sacrée entre un homme et une femme.Cette union est un sacrement pour nous catholiques d’autant qu’il est célébré par le pretre et béni par DIEU.Le mariage entre un chrétien et une autre personne appartenant à une autre réligion,est pour moi permis ;en ce sens que DIEU le créateur n’en a pas fait une interdiction.Ce sont nous les hommes qui imaginons cette impossibilité qui parait bien possible.Bien que présentant plus tard quelques inconvénients,il faudrait aborder la question avec plus de théologies et les expériences.Que l’EGLISE joue son grand role à travers les formations destinées aux jeunes.Nous devons savoir ce que notre Eglise nous propose,ainsi elle aura jouée sa partition.Merci et Que l’ESPRIT SAINT nous éclaire.
C’est un privilège pour moi de me prononc r, par Père Jacques Mahougnon AGOSSOU, Canoniste et Professeur de Droit (...), 24 mars 2011 08:21
Je remercie Mr Serge Quenum pour ses réflexions sur la question discussion. Je suis heureux qu’il reconnaisse le mariage non seulement comme une union sacrée mais surtout comme un sacrement pour les catholiques. Il a bien fait de soulignr que le mariage est hétérosexuel, c’est-à-dire entre un homme (VIR et non Homo, en latin) et une femme (Mulier, en latin). Que le mariage entre une partie catholique et l’autre non catholique ou d’une autre religion présente des inconvénients, je le reconnais avec lui. Mais je voudrais lui préciser que ce n’est pas le prêtre qui célèbre le sacrement du mariage. Le prêtre ou le ministre ordonné (prêtre, diacre ou évêque) et même laïc dans certains cas, reçoit seulement le consentement que les époux émettent. Pour le mariage, l’Eglise enseigne que ce sont les époux eux-mêmes qui sont les ministres du sacrement du mariage. Ils se donnent eux-mêmes le mariage. Puisque c’est souvent au cours d’une messe que ce mariage se fait, nous pouvons dire que c’est le prêtre qui célèbre la messe du mariage et les époux, homme et femme, sont les ministres, les célébrants du sacrement de mariage.
Mr QUENUM Serge voudrais aussi savoir la position de l’Eglise sur la question en discussion. Il la trouvera dans la première intervention sur le sujet.
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Clemence, 25 juin 2011 17:43
Merci Mon Pere pour votre explication. je voudrais plutot poser une question. Vous avez ete explicite dans votre commentaire. Neanmoins j’aimerais savoir quelle est votre opinion sur l’union d’un chretien catholique et d’un christianiste celeste. Merci Mon Pere
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Père Jacques AGOSSOU, 30 juin 2011 12:23
Après plusieurs semaines où il n’y avait plus aucune intervention sur la question du mariage, je suis heureux de répondre à Clémence. Sa préoccupation est légitime et se comprend étant donné que nous vivons dans un pays où les christianistes célestes sont nombreux. Puisque l’amour est aveugle et pense que personne ne le voit, il arrive parfois que la soeur âme soeur qu’un catholique ou une catholique rencontre soit un ou un christianiste céleste. Dans ce cas, que faire ? Je voudrais d’abord dire que l’Eglise peut célébrer un tel mariage. Mais comment et quel mariage elle célèbre ? La réponse à une telle double question me fait aussi considérer deux cas : le mariage d’une partie catholique et d’une autre partie baptisée catholique mais qui entre temps a fait défection de la foi. Puisque le baptême imprime un caractère, on est baptisé à jamais. Et quand bien même on a fait défection de la foi, on demeure ontologiquement chrétien catholique. Et le fait de l’abandon notoire de la foi ne supprime en rien le baptême déjà reçu. Pour célébrer un tel mariage, il faut une autorisation de l’évêque diocésain avec, si possibles les garanties des canons 1125 et 1126. En effet, cela entre dans la typologie des cas particuliers de mariage que l’on n’assistera pas sans autorisation de l’ordinaire du lieu (c. 1071). Le deuxième cas que nous mentionnons est le mariage d’une partie catholique et une partie ayant dès l’origine reçu le baptême des christianistes. Leur baptême n’est pas reconnu comme valide dans l’Eglise catholique. Dès lors, nous nous trouvons de fait devant une partie baptisée catholique et une autre partie non baptisée (puisque ce baptême n’est pas reconnu. Dans ce cas, on célèbre un mariage avec disparité, avec au préalable d’une dispense et les cautions des canon 1125 et 1126. Le cas que Clémence soulève n’est pas impossible. Il faut uniquement être prudent. Personnellement j’ai eu à constituer le dossier de mariage d’une femme catholique et celui d’un homme qui avait été baptisé dans l’Eglise catholique mais qui a fait défection de la foi en virant dans le christianisme céleste. Pendant l’interrogatoire, il affirme qu’il fera tout pour que sa femme communie. Mais que l’on ne lui demande jamais de se reconvertir au catholicisme. J’ai célébré un tel mariage après une autorisation de l’ordinaire du lieu. Mais actuellement, les différences de point de vue en matière religieuse sont en train de désagréger cette famille. C’est pourquoi, il est toujours préférable que les deux époux soient de la même confession religieuse.
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Père Jacques M. AGOSSOU, Canoniste, 24 février 2011 06:38
Retenons d’abord que le mariage est " L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants" (c. 1055). La question telle qu’elle est posée pourrait paraitre ambiguë. Mais cette ambiguïté est levée par les précisions entre parenthèse car le protestant comme le féticheur est non catholique. Mais le protestant est chrétien non catholique (baptisé dans une autre communauté catholique) et le féticheur ou le musulman est non catholique parce que non baptisé. Pour le cas en espèce, il s’agit d’un mariage entre une partie baptisée catholique et l’autre non baptisée. Il s’agit là d’un mariage avec disparité de culte. Pour le célébrer, il faut obtenir une dispense de l’ordinaire de lieu après que la partie catholique déclarera qu’elle est prête à écarter les dangers d’abandon de la foi et promettra sincèrement de faire son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l’Eglise catholique ; l’autre partie sera informée à temps de ces promesses que doit faire la partie catholique, de telle sorte qu’il soit établi qu’elle connaît vraiment la promesse et l’obligation de la partie (c. 1125). C’est justement au niveau de l’observation de ces conditions que le problème ou l’inconvénient se trouve. Difficilement la partie non catholique respecte les engagements, surtout quand il s’agit des musulmans. Ils n’acceptent pas après que les enfants soient baptisés et éduqués dans la foi catholique. Alors leurs promesses sont chimériques. Personnellement, tout en sachant que la religion ne doit pas être un obstacle à l’amour, et à l’amour vrai, je conseillerais que les catholiques s’unissent plus avec des catholiques. Quand les convictions religieuses sont les mêmes, il y a unité et accord sur la morale, l’éthique, sur l’éducation des enfants etc... Avec le mariage dont il s’agit ici, il y a aura risque la partie non baptisé ne respecte plus par la suite la monogamie. Il prend d’autres femmes avec tous les problèmes que la polygamie pose et cause aujourd’hui dans les famille : l’éducation des enfants est compromise et la stabilité ou l’unité de la famille est à dure épreuve. Si ce type de mariage a des avantages, ce serait la démonstration que peut l’amour rompt ou coupe les barrières de la religion. Si on peut s’aimer malgré la différence de religion, on peut aussi constituer une famille, bâtir un pays malgré les différences d’opinion, de convictions religieuses et de personnalité. C’est le pouvoir de l’amour.
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Gildas, 1er mars 2011 17:30
Jeune cadre Catholique, je ne puis passer à côté de cette opportunité de m’exprimer sur cette question que bien de gens ont tendance à banaliser mais dont les conséquences sur l’avenir, ne sont pas malheureusement très acceptables. le mariage qui est loin d’être un contrat, mais si en tant que juriste je l’ai étudié ainsi (ce que je ne partage pas), est un abandon de soi pour aller à la rencontre de l’autre, dans un amour vrai, dont Dieu seul est la véritable source. De fait, aucun couple ne peut véritablement s’épanouir sans une réelle orientation de sa vie vers le canal divin. Si certains couples ont pu réussir leur mariage en dépit des différences réligieuses, il ne faudrait pas perdre de vue que les fruits du mariage, donc les enfants, doivent être éduqués à la source de l’Amour, à laquelle les parents ont décidé le jour de leur mariage, de s’abreuver. Le mariage est donc sacré et je crois qu’au-delà de tout, il ne peut réussir que dans le dialogue et l’abandon à celui à qui les deux se sont unis. Et c’est ce dernier aspect qui me fait dire que le mariage n’est pas un contrat, donc indissoluble. Permettre le mariage entre un chrétien catholique et un non catholique, c’est ne pas rendre service à ce couple. Je voudrais pour m’illustrer attirer l’attention des lecteurs sur le fait que bien de nos soeurs se convertissent à l4islam autant que leur conjoint est de cette obédience réligieuse mais combien sont-ils, ces musulmans à se convertir au catholicisme pour leur conjoint femme. La foi en l’Eglise Catholique, pour produire ses effets, doit être vécue intensément et pleinement dans un abandon et un don total qui nous orientent vers le véritable amour. Je voudrais donc inviter les jeunes qui veulent se marier, à s’interroger sur ce sacrement qu’est le mariage, qui au fait, est un sacrement assez sérieux pour que la folie et la passion du moment amènent à le réduire à un circonstanciel évènement heureux, pour lequel des parents sont prêts à dépenser des millions. Je voudrais m’arrêter ici en espérant que les lecteurs sauront afficher leur foi en conséquence pour ainsi éviter d’être tièdes ou froids, le reste venant du mauvais. Que la Vierge Marie, l’Epouse du silence nous y aide.
C’est un privilège pour moi de me prononc r, par Quenum serge,animateur de groupe d’enfant,étudiant à l’UAC., 15 mars 2011 19:45
C’est un privilège pour moi de me prononcer par rappot à cette importante interrogation.D’abord le mariage doit etre compris comme:une union sacrée entre un homme et une femme.Cette union est un sacrement pour nous catholiques d’autant qu’il est célébré par le pretre et béni par DIEU.Le mariage entre un chrétien et une autre personne appartenant à une autre réligion,est pour moi permis ;en ce sens que DIEU le créateur n’en a pas fait une interdiction.Ce sont nous les hommes qui imaginons cette impossibilité qui parait bien possible.Bien que présentant plus tard quelques inconvénients,il faudrait aborder la question avec plus de théologies et les expériences.Que l’EGLISE joue son grand role à travers les formations destinées aux jeunes.Nous devons savoir ce que notre Eglise nous propose,ainsi elle aura jouée sa partition.Merci et Que l’ESPRIT SAINT nous éclaire.
C’est un privilège pour moi de me prononc r, par Père Jacques Mahougnon AGOSSOU, Canoniste et Professeur de Droit (...), 24 mars 2011 08:21
Je remercie Mr Serge Quenum pour ses réflexions sur la question discussion. Je suis heureux qu’il reconnaisse le mariage non seulement comme une union sacrée mais surtout comme un sacrement pour les catholiques. Il a bien fait de soulignr que le mariage est hétérosexuel, c’est-à-dire entre un homme (VIR et non Homo, en latin) et une femme (Mulier, en latin). Que le mariage entre une partie catholique et l’autre non catholique ou d’une autre religion présente des inconvénients, je le reconnais avec lui. Mais je voudrais lui préciser que ce n’est pas le prêtre qui célèbre le sacrement du mariage. Le prêtre ou le ministre ordonné (prêtre, diacre ou évêque) et même laïc dans certains cas, reçoit seulement le consentement que les époux émettent. Pour le mariage, l’Eglise enseigne que ce sont les époux eux-mêmes qui sont les ministres du sacrement du mariage. Ils se donnent eux-mêmes le mariage. Puisque c’est souvent au cours d’une messe que ce mariage se fait, nous pouvons dire que c’est le prêtre qui célèbre la messe du mariage et les époux, homme et femme, sont les ministres, les célébrants du sacrement de mariage. Mr QUENUM Serge voudrais aussi savoir la position de l’Eglise sur la question en discussion. Il la trouvera dans la première intervention sur le sujet.
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Clemence, 25 juin 2011 17:43
Merci Mon Pere pour votre explication. je voudrais plutot poser une question. Vous avez ete explicite dans votre commentaire. Neanmoins j’aimerais savoir quelle est votre opinion sur l’union d’un chretien catholique et d’un christianiste celeste. Merci Mon Pere
Votre avis sur le mariage entre catholique et non catholique, par Père Jacques AGOSSOU, 30 juin 2011 12:23
Après plusieurs semaines où il n’y avait plus aucune intervention sur la question du mariage, je suis heureux de répondre à Clémence. Sa préoccupation est légitime et se comprend étant donné que nous vivons dans un pays où les christianistes célestes sont nombreux. Puisque l’amour est aveugle et pense que personne ne le voit, il arrive parfois que la soeur âme soeur qu’un catholique ou une catholique rencontre soit un ou un christianiste céleste. Dans ce cas, que faire ? Je voudrais d’abord dire que l’Eglise peut célébrer un tel mariage. Mais comment et quel mariage elle célèbre ? La réponse à une telle double question me fait aussi considérer deux cas : le mariage d’une partie catholique et d’une autre partie baptisée catholique mais qui entre temps a fait défection de la foi. Puisque le baptême imprime un caractère, on est baptisé à jamais. Et quand bien même on a fait défection de la foi, on demeure ontologiquement chrétien catholique. Et le fait de l’abandon notoire de la foi ne supprime en rien le baptême déjà reçu. Pour célébrer un tel mariage, il faut une autorisation de l’évêque diocésain avec, si possibles les garanties des canons 1125 et 1126. En effet, cela entre dans la typologie des cas particuliers de mariage que l’on n’assistera pas sans autorisation de l’ordinaire du lieu (c. 1071). Le deuxième cas que nous mentionnons est le mariage d’une partie catholique et une partie ayant dès l’origine reçu le baptême des christianistes. Leur baptême n’est pas reconnu comme valide dans l’Eglise catholique. Dès lors, nous nous trouvons de fait devant une partie baptisée catholique et une autre partie non baptisée (puisque ce baptême n’est pas reconnu. Dans ce cas, on célèbre un mariage avec disparité, avec au préalable d’une dispense et les cautions des canon 1125 et 1126. Le cas que Clémence soulève n’est pas impossible. Il faut uniquement être prudent. Personnellement j’ai eu à constituer le dossier de mariage d’une femme catholique et celui d’un homme qui avait été baptisé dans l’Eglise catholique mais qui a fait défection de la foi en virant dans le christianisme céleste. Pendant l’interrogatoire, il affirme qu’il fera tout pour que sa femme communie. Mais que l’on ne lui demande jamais de se reconvertir au catholicisme. J’ai célébré un tel mariage après une autorisation de l’ordinaire du lieu. Mais actuellement, les différences de point de vue en matière religieuse sont en train de désagréger cette famille. C’est pourquoi, il est toujours préférable que les deux époux soient de la même confession religieuse.