Vendredi 27 Août 2010

Sainte Monique : attendre Dieu c’est savoir persévérer dans l’amour et la prière

L’Eglise nous fait méditer la parabole des dix vierges en ce jour de la mémoire de Sainte Monique. Sainte Monique est la mère de Saint Augustin. Elle a su attendre en priant la conversion de son fils devenu Saint Augustin. Nous portons particulièrement dans le cœur toutes les mères atteintes dans le fruit de leurs entrailles par les ravages du paganisme et des spiritualités sauvages et contagieuses de notre époque ; elles sont contraintes et souffrent de voir leurs enfants détournées de la vie droite et de la suite du Christ. Nous pensons à toutes les personnes qui prient avec persévérance pour la conversion de personnes qui leurs sont chères. Nous n’oublions pas ceux qui à force de ne pas être exaucé, ne croient plus que Dieu les écoute.
Nous devons apprendre à aimer la parabole des dix vierges Elle est une icône facile à retenir
Elle est pédagogique et réaliste, elle parle de manière peu spéculative de virginité, de lampes, d’huile, de vendeurs, d’époux, de salle de noces. Tout cela pour nous indiquer qu’il nous faut être vraiment de notre temps Elle a parlé un langage sapientiel : la folie, la sagesse, la connaissance, la porte fermée, la voix qui retentit, le royaume des cieux, le sommeil humain. Elle invite à aller à la rencontre du Seigneur comme on attend un époux, à se réveiller de sommeil, à veiller sans savoir l’heure et le jour La capacité à laquelle elle fait appel en nous est justement celle que personne ne peut avoir à notre place : la fidélité persévérante qui vient de l’amour et de la confiance en Dieu.
Dieu agit même s’il ne paraît pas au premier plan. Même si c’est par des chemins qui ne correspondent pas toujours à nos attentes. Tout porte parfois à croire à ceux qui entrent dans les sectes qu’il y a un Dieu nouveau qui veut aller plus vite que celui d’avant, il est plus adaptable et adapté et on pourrait courir plus vite avec, compte tenu de nos besoins et facilités. Il bénit les uns et maudits les autres. Nous nous trompons.
Les vrais chemins, les vraies luttes, les vraies souffrances, les vrais idéaux dont on ne connaîtra les bons résultats que des années plus tard sont l’apanage des vrais fils du royaume. L’immédiat est éphémère. Marchons au rythme du royaume !
La prière est une école d’espérance, elle nous permet d’être avec Dieu et de nous rajuster à lui dans l’invocation persévérante, la méditation, la célébration, le rapport à la grâce par les sacrements.

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 27 août 2010.

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