Vendredi 24 Septembre 2010

Le vendredi de la 25e semaine du temps ordinaire Ecclés. 3,1-11. / Ps 144(143),1-2.3-4. / Lc 9,18-22. L’homme : incapable à lui seul d’embrasser l’œuvre de Dieu

J’ai vu toutes les occupations que Dieu donne aux hommes. Nous dit l’ecclésiaste : Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l’esprit de l’homme, et pourtant celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin. Pour réfléchir comme l’Ecclésiate sur la dimension du temps, qui exerce toujours sur nous une grande fascination. Il y a deux réalités fondamentales à ne jamais confondre et à ne jamais considerer séparement non plus : Dieu et l’homme. Dieu seul est éternel, et sans lui l’homme est temporel. Oui l’homme est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite du début jusqu’à la fin et nous en faisons l’expérience chaque jour avec nos échecs et le caractère éphémère de nos plus grande réalisation. Nous disons tous que "le temps nous manque" et nous oublions que le temps est un don que Dieu fait à l’homme sa creature. Nous oublions surtout que Dieu lui, nous donne son temps. Nous ne voulons même pas trouver du temps pour le Seigneur. Eh bien, Dieu a du temps pour nous ! Regardons le temps comme un signe fondamental de l’amour de Dieu : ce don que l’homme doit réapprendre à saisir dans sa signification profonde, à valoriser pour chaque chose et à ouvrir à l’éternité. Si Dieu entre dans notre temps, tout notre temps devient plus grand, plus ample, plus riche. Les hommes qui prévoient mettre Dieu de côté et avoir du temps et de la place pour eux memes se trompent et trompent l’humanité. Relisons notre propre histoire et l’histoire de l’humanité, les faits et les crises sont là pour nous le rappeler. Nous ne devons pas nous éloigner de Dieu, mais rendre Dieu présent ; faire en sorte qu’Il soit grand dans notre vie ; ainsi, nous aussi, nous devenons divins ; toute la splendeur de la dignité divine nous appartient alors. Appliquons cela à notre vie. Il est important que Dieu soit grand parmi nous, dans la vie publique et dans la vie privée. Celui qui pense avec Dieu pense bien, et celui qui parle avec Dieu parle bien. Il possède des critères de jugement valables pour toutes les choses du monde.
Dans l’évangile du jour Jésus défendit vivement à ses disciples de révéler à personne qu’il est le Messie de Dieu, en expliquant : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il voulait ainsi les ouvrir á la Sagesse rédemptrice qui a sauvé le monde de toute éternité. Il s’agit bien du critère de jugement le plus valable pour le salut du momde. Celui qui se met à cette école devient savant, sage, et, dans le même temps, bon ; il devient également fort et courageux, grâce à la force de Dieu qui résiste au mal et promeut le bien dans le monde. BENOIT XVI (15 Août 2005)

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 24 septembre 2010.

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