
Le vendredi de la 28e semaine du temps ordinaire
Éphésiens 1,11-14. Psaume 33(32),1-2.4-5.12-13. Luc 12,1-7.
Quelques attitudes spirituelles nous sont proposées à travers les textes de ce jour : se réaliser les œuvres spirituelles de Dieu pour les croyants et la terre entière. Vivre dans l’action de grâce et la clé pour cesser d’être dominé par la peur.
Ce que Paul rappelle aux éphésiens est très spirituel : Dieu nous aime, il nous
donne le Christ, il nous donne la grâce d’être son peuple, il nous donne le
salut au contact de sa parole, il nous donne la vie dans l’Esprit. Ces richesses
et don spirituels si précieux doivent être reçus par chacun avec reconnaissance,
avec gratitude et responsabilité, dans la prière et dans l’action. Richesses et
don à conserver, à développer, à faire fructifier…à ne surtout pas gaspiller. Ne
pas chercher à comprendre une richesse est une force de négation, une forme de
gaspillage dont chacun de nous se rend coupable tout au moins par omission
chaque jour. Il faut prendre le temps de réaliser les œuvres spirituelles de
Dieu pour les croyants et la terre entière
Le psaume responsorial de ce jour contient des mots qui indiquent la joie et
l’élan qui viennent de la prière du cœur : crier de joie pour le Seigneur,
exercer la louange des justes, jouer de la cithare. Il nous invite à faire cela
en imaginant que Dieu est fidèle en tout ce qu’il fait et qu’il nous regarde :
il voit la race des hommes et c’est lui qui exercera le bon droit et la justice.
Il nous faut alors vivre dans l’action de grâce en faisant confiance même en ce
qui concerne le corps.
Concevoir le corps comme un don de Dieu, comme sa création, comme l’œuvre et le
signe de sa puissance au dessus de toutes les forces de la nature, non seulement
provoque notre confiance mais nous libère de la peur. C’est cela la foi en la résurrection et c’est une clé de bonheur. Nous ne voulons pas nous concentrez sur les paroles du Christ : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
Père Frédéric VIADENOU