Vendredi 10 Septembre 2010

Deux exhortations missionnaires de saint Paul orientent aujourd’hui notre meditation :
La première : « Annoncer l’Évangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16). Cette parole a t’elle jamais résonné dans notre coeur comme un devoir. Et surtout comme un devoir fondé sur l’ordre donné aux Apôtres par le Seigneur ressuscité avant son Ascension au ciel : « Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15). Un feu ne peut être allumé que par quelque chose qui est lui-même enflammé. La rencontre avec le Seigneur produit toujours une profonde transformation de ceux qui ne se ferment pas à Lui. Et il faut surtout croire que l’évangile peut agir efficacement, « transformer du dedans, et rendre neuve l’humanité elle-même », qu’elle peut renouveller dans le Fils Unique les relations des hommes avec Dieu, des hommes entre eux et des hommes avec la création tout entière, qu’elle peut contribuer à la transformation intérieure de tous les hommes de bonne volonté dont le cœur est ouvert à l’action de l’Esprit.
La deuxiéme : “Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns”. La vie chrétienne qui est un service de tout homme est déjà une annonce. « On est missionnaire avant tout par ce que l’on est, avant de l’être par ce que l’on dit ou par ce que l’on fait » (Encyclique Redemptoris Missio, 23). Jésus, s´est fait tout à tous. Le missionnaire qui l’a rencontré, veut aussi vivre comme lui. On peut être des apôtres authentiques, et de la manière la plus féconde, même dans les murs de sa maison, sur son lieu de travail, dans un lit d’hôpital, dans la clôture d’un couvent... : ce qui compte, c’est que le cœur brûle de cette charité divine qui – seule –, peut transformer en lumière, en feu et en vie nouvelle.
Je voudrais que nous laissons résonner dans nos coeurs ces paroles et que nous reprenions conscience que c’est dans la mesure ou nous portons le souci de faire connaitre Jésus-Christ que nous sommes vraiment chrétiens. Beaucoup n’ont jamais pris le temps de penser que l’évangile est une puissance de transformation. D’autres ne se sentient pas concernés par l’activité d’évangélisation des hommes. Nos associations, nos assemblées parlent de tout : benedictions, argent, prières efficaces…mais elles évoquent moins ou mal l’évangélisation, qui pourtant est la plus esssentielle. Nous ne sommes pas chrétiens si nous n’évangélisons pas. Et moi, ou en suis-je ?

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 10 septembre 2010.

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