Veillez...
C’est un impératif ! Le verbe lui-même est d’ailleurs au présent de l’impératif. Il s’agit de veiller aujourd’hui, maintenant, tout de suite. Il n’y a pas d’autre alternative, il n’y a rien à faire, il faut veiller, un point c’est tout ; c’est un devoir qui s’impose à nous. Et cela se comprend, d’autant plus que depuis environ deux mille ans que Jésus nous a quittés après nous avoir demandé de veiller en attendant son retour, il n’est pas revenu. Pire encore, nul ne peut prévoir le jour encore moins l’heure de ce retour ; est-ce demain, après-demain, dans une semaine, dans un mois, dans un an, personne ne saurait le dire. Il nous en avertit d’ailleurs : il viendra comme un voleur, sans prévenir, à l’heure où nous nous y attendons le moins. Mais alors, comment veiller pour ne pas manquer le jour de son retour ?
Il y a certainement à prendre des dispositions individuelles et personnelles. Mais je voudrais faire remarquer qu’il y a aussi à prendre des dispositions collectives ; parce que Jésus s’adressait à ses disciples et donc à un ensemble de personnes ou si vous préférez, à des personnes ensemble. Il ne s’est pas adressé à chacun d’eux individuellement pour leur demander : "Toi, veille !", mais c’est à eux tous ensemble qu’il l’a demandé. Nous avons donc le devoir grave de veiller ensemble, de nous tenir prêts ensemble, de nous sentir responsables les uns des autres, et c’est dans cette mesure, je crois, que l’attente sera moins douloureuse, moins pénible. C’est ce que les Thessaloniciens ont fait, ils ont tenu bon dans le Seigneur, et c’est là le motif de joie et d’action de grâce de Saint Paul. Puissions-nous, à notre tour, tenir bon ensemble dans le Seigneur, dans l’attente joyeuse de son retour.
Abbé Marx Sosthène LOKO, Paroisse Saint Michel de Cotonou.