Samedi 18 septembre 2010.

La parabole du semeur. (Luc 8, 4-15)

Nous avons souvent entendu cette parabole et notre première réaction est de chercher autour de nous à qui elle s’applique. Nous connaissons en effet des chrétiens qui viennent à la messe, mais qui semblent s’ennuyer pendant les lectures de la Parole ou qui passent leur temps à bavarder. Il y en a d’autres qui écoutent bien, qui félicitent même le prêtre pour sa belle homélie, mais, une fois sortis de l’église, ils ont complètement oublié ce qu’ils ont entendu. Et si nous regardions plutôt du côté de notre cœur ? Cette parole que nous avons entendue si souvent, c’est une grâce que le Seigneur a déposée en nous. Et plus nous avons entendu cette parole, plus les grâces ont été nombreuses.
On voit que le Seigneur répand ses graines à profusion. Il en jette partout : sur le chemin, dans les pierres, dans les ronces, dans la bonne terre aussi, heureusement. Que de fois il a essayé de nous toucher, de nous convertir, de nous avertir d’un danger, lors d’une tentation par une des paroles de la Bible. Il a jeté des graines en abondance, espérant bien que quelques-unes toucheront notre cœur et nous ramèneront vers lui.
Mais, ce n’est jamais trop tard. Même en dehors de la saison des cultures, la parole est toujours là, prête à agir en nous, à nous transformer, à nous rendre meilleurs.
Et si nous prenions l’habitude de mémoriser un mot, une petite phrase que nous avons lue ou entendue au cours de la messe ou de notre prière. Derrière cette phrase, se trouve non seulement des mots, mais un amour immense qui veut nous toucher au plus profond de nous-mêmes pour nous apprendre à aimer à notre tour.
Je retiendrai aujourd’hui cette expression : « Ils portent du fruit par leur persévérance. »
Porter du fuit, c’est constater le changement qui s’opère en nous lorsqu’on écoute sa conscience et qu’on cherche à être meilleur. C’est peu à peu que la graine sort de terre C’est aussi à force d’entendre une parole qu’elle nous entraîne à imiter le Christ, à lui ressembler, à l’aimer. Persévérer, c’est ne pas se décourager devant les échecs, ne pas abandonner un effort que l’on a entrepris, accueillir cette parole quel que soit nos joies, nos soucis, notre fatigue.
Seigneur, que ta parole soit aujourd’hui la joie de mon cœur.

Père André CHAUVIN, SMA

Publié le 18 septembre 2010.

20. Repères