Samedi 11 septembre 2010

Luc 6, 43-49

Mettre la Parole en pratique. Combien de fois Jésus n’a-t-il pas répété cela ? Il est bon aujourd’hui de nous demander comment nous vivons dans la journée cette parole que nous avons entendue dans l’évangile. Pour cela, Jésus nous propose deux paraboles :

-  L’arbre qui donne de bons fruits. L’arbre, c’est notre âme, enracinée dans le Christ par le baptême et nourrie par la parole de Dieu et par l’Eucharistie. Prenons bien conscience de toutes les grâces dont le Seigneur ne cesse de nous combler chaque jour sans même que nous fassions un effort pour les recevoir. C’est un peu comme la sève qui monte dans le tronc de l’arbre sans que celui-ci s’en aperçoive. Arrêtons-nous quelques instants pour contempler cette merveille que le Seigneur accomplit en nous. Ces grâces, nous avons vite fait de les oublier dès que nous nous retrouvons devant nos difficultés de chaque jour, devant les autres qui viennent contrecarrer nos projets ou nous entraîner au mal. C’est alors que nous devons nous rappeler tout ce que le Seigneur nous dit dans l’Evangile et surtout nous rappeler de sa présence dans notre vie.

-  La deuxième parabole, c’est la maison bâtie sur le rocher. A la saison des pluies, nous voyons toutes ces maisons s’écrouler parce qu’elles n’ont pas de fondations. La fondation de notre vie chrétienne, c’est la Parole de Dieu, méditée longuement, avec amour, dans la prière fervente, qui permet au Christ de remplir notre cœur de sa présence et de sa force, qui nous permettra de tenir dans les épreuves ou devant la tentation.
Dès aujourd’hui, un mot ou une phrase de cet évangile pourrait changer notre vie si nous essayions de la méditer, de la retenir, de la relire au cours de la journée en pensant à toutes ces grâces que le Seigneur veut encore mettre dans notre cœur si nous l’accueillons en nous comme un ami.
Le saint curé d’Ars avait l’habitude de « bénir » l’heure, c’est-à-dire qu’il faisait une courte prière chaque fois que l’horloge sonnait au clocher de l’église. Si les cloches ne sonnent plus, nous pouvons cependant prendre l’habitude de penser davantage à cette présence de Dieu dans notre vie au moins chaque heure de la journée. Je suis sûr que notre vie en sera transformée et que tous ceux qui nous approchent profiteront des grâces que nous recevrons du Seigneur. Et si nous essayions de le faire ? Cela ne coûte rien !

Père André Chauvin, SMA

Publié le 11 septembre 2010.

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