Accueil > 10. Actualités > 10. Diocèse de Cotonou > SYNTHESE DE LA PREMIERE RENCONTRE DE FORMATION PERMANENTE

Le mardi 22 février 2011, une trentaine de prêtres jeunes s’est réunie dans la salle Missio de l’IAJP/ Chant d’Oiseau à Cotonou autour du P. Raymond Bernard GOUDJO pour réfléchir à la forme et au contenu qui seront désormais ceux de leurs rencontres de formation permanente. Encadré par des moments de prière, le travail s’est déroulé en trois temps :
• Intervention du P. Raymond Bernard GOUDJO et discussions subséquentes suivies d’une pause-café
• Nouvelles discussions, approfondissements et propositions de thèmes
• Constitution d’une équipe de coordination pour trois années et fixation de la date du prochain rendez-vous.
L’intervention du P. GOUDJO a commencé par un (r)éveil au sens de l’Eglise à travers la lecture d’un texte prophétique de Joseph RATZINGER-Benoît XVI. Prophétique à plus d’un titre au regard de l’actualité récente du monde et de l’Eglise dans le monde. Des temps durs s’annoncent : pour un monde qui s’est édifié, planifié en évacuant délibérément tout sens de la transcendance ; pour une Eglise suspecte d’être plus loyale à César qu’à Dieu. A terme : une Eglise de la foi, petite communauté et communauté des petits, espérance d’une vie par-delà la mort pour un monde en quête d’échappée hors des impasses de l’immanentisme. Le ton était ainsi donné : la formation permanente vise à rendre le prêtre apte à relever le défi de la sainteté en ce temps d’épreuve qui commence tout juste. En amont la sollicitude à la fois paternelle et fraternelle de l’évêque, en aval les aspirations du peuple de Dieu qui a le droit d’attendre de ses prêtres qu’ils puissent prendre de la hauteur. Entre les deux, l’auto-implication libre et responsable du prêtre lui-même, intimement uni au Christ dans l’Esprit et partageant le souci pastoral de son évêque de se devoir, de devoir le meilleur de soi à la portion du peuple de Dieu dont il a la charge. Ainsi la formation permanente doit conduire le prêtre à considérer sa mission comme le lieu et le temps de l’expression et de l’assomption fidèles de son identité sacerdotale profonde à travers une perception toujours rééquilibrée du champ pastoral qui est le sien.
Au total, plus qu’une activité simplement intellectuelle, la formation permanente est une école de vie et d’humanité qui a pour terme la sainteté. Pour cette raison, la méthodologie proposée – travaux en atelier sous la tutelle d’une personne-ressource– se voudrait participative de sorte que chaque prêtre soit effectivement protagoniste de sa propre formation en même temps que de celle des autres.
Des discussions qui ont suivi, deux préoccupations pointent : la qualité des relations évêque-prêtres et la nécessité d’une prise de conscience par les prêtres (jeunes en particulier) de leur identité sacerdotale en vue d’un témoignage crédible et porteur de fruits. Les approfondissements ont donné lieu à une accentuation des questions de relation, élargies aux prêtres entre eux d’une part et avec les fidèles d’autre part. S’y ajoutent la question d’une résolution durable des problèmes liés à la vie matérielle des prêtres, celle de pouvoir répondre adéquatement et non de façon purement intellectualiste aux préoccupations des fidèles (sagesse précoce), celle enfin de la gestion financière des rencontres de formation permanente.
Pour les trois années à venir, le thème englobant dégagé est « Le prêtre à l’écoute ». Il se monnaie comme suit : 1ère année : La réconciliation ; 2ième année : la justice ; 3ième année : la démarche de charité.
P. Hippolyte WHANNOU de DRAVO