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C'est aujourd'hui la fête de tous ceux qui sont près de Dieu, après être passés, comme nous sur la terre. Avec Saint Augustin, préparons la Toussaint en méditant sur le mystère de la mort et de la vie :
Ne pleure pas si tu m’aimes
Saint Augustin
Si tu savais le don de Dieu et ce qu’est le ciel,
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des anges et me voir au milieu d’eux,
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche,
Si un instant tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent…
Quoi ? Tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres, et tu ne pourrais ni me voir, ni m’aimer encore dans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient, et quand un jour que Dieu connaît, et qu’Il a fixé, ton âme viendra dans le ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là tu reverras Celui qui t’aimait et qui t’aime encore, tu retrouveras Son cœur, tu en retrouveras les tendresses épurées…
A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d’instant en instant avec toi, qui me tiendras la main, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie , buvant avec ivresse aux pieds de Dieu un breuvage dont on ne se lasse jamais et que tu viendras boire avec moi…
La mort n’est rien
Je suis seulement passé (e) de l’autre côté
Je suis moi. Tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour lautre,
Nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prien souris, pense à moi, prie avec moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été.
Sans emphase, d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie toujours ce qu’elle a signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été : le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin...
Tu vois, tout est bien...
Tu retrouveras mon coeur, tu en retrouveras les tendresses épurées.
Essuie tes larmes et ne pleure pas si tu m’aimes !…
Bonne fête à tous. Et que tous les Saints, " qui se tiennent debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main" ( Ap. 7, 9), intercède pour nous et nous aide à vivre dans la volonté de notre Père des Cieux.
Soeur Emma GBAGUIDI
SSA