Chers frères et soeurs lisez attentivement cette situation que vit notre soeur Gracia
Gracia : « La paix de JESUS à tous. comment le chrétien peut-il vivre sa foi dans son milieu professionnel ? Je ne sais si la question a été bien formulé mais c’est un thème que je propose. Je suis actuellement confronté à ce problème, je ne peut rien porter sur moi qui montre ma foi. Comme eux tous dans le service je suis supposé ne dire que des paroles inconvenantes, ce que je ne fais pas et on me dit que moi j’affiche trop ma foi, de cacher désormais mon chapelet et quand je serai chez moi je pourrai le réciter ».
A partir de cette situation, selon vous, comment le chrétien pourrait-il vivre véritablement et paisiblement sa foi dans son milieu professionnel ?
Réagissez pour aider nos frères et soeurs qui vivent ces genres de difficultés.
le mileu du travail et la foi, 12 septembre 2009 14:08
Chere soeur, la situation que vous vivez n’est pas à dramatiser à mon avis. Rassurez vous, vous n’êtes pas seule dans le cas. Moi je crois que sur notre lieu de travail, le meilleur moyen pour vivre sa foi réside dans nos comportements quotidiens, surtout lorsque le milieu est hostile. Mais vous n’êtes pas obligée de dire des paroles inconvenantes comme vos collègues. Il faut que, comme l’a dit Saint Jacques dans son épître, notre foi porte des fruits sur nos lieux de travail. Par exemple, nous devons avoir le goût du travail bien fait et la récitation du chapelet gêne nos collègues, nous n’avons qu’à faire une récitation discrète car le Bénin est un pays laïc et notre s’arrête là où commence celle des autres. Merci et du courage. Ave Maria
le mileu du travail et la foi, par Responsable site, 12 septembre 2009 14:45
Je crois qu’avec votre réponse, notre sœur Gracia commence déjà par recevoir de bons conseils et nous aussi d’ailleurs. C’est très intéressant votre réponse. Mais je voudrais vous dire que sur le forum nous voudrions avoir au moins une toute petite information sur celui ou celle qui intervient. Par exemple votre nom et prénoms, paroisse et si possible profession. Dans tous les cas il faut au moins donner votre prénom ; cela permet de se référer après à votre message, pour dire par exemple "comme l’a souligner tel" Merci pour la compréhension
Préoccupation, par Soeur Florence MEGNINOU, OCPSP, 12 septembre 2009 14:51
chère soeur, votre préoccupation est celle de beaucoup d’autres frères et soeurs chrétiens. Je vous exhorte à ne pas vous laisser intimider par les autres. N’ayez pas honte de Celui en qui vous croyez. Ne vous laissez pas conditionner au point de renier votre identité. Vous percevez déjà ce que je veux dire. Quand on ne sait pas ce qu’on est, on n’a ni personnalité ni repères ; on vogue à tout vent sans pouvoir s’affirmer. Et c’est le danger auquel nous expose notre milieu professionnel. une chose est vrai ! il ne faut pas promouvoir le prosélytisme ; il faut de la mesure en toute chose ; mais vivez votre foi dans la simplicité. Que le regard des autres ne vous dicte pas la conduite à tenir dans l’exercice de votre foi ; vous savez en qui vous croyez et ce que ce dernier vous demande de vivre. Je sais que vous savez tout celà dejà, seulement je vous demande au nom du Seigneur, de continuer à correspondre à votre identité de chrétienne. vous en avez le désir et la force et c’est d’ailleurs ce qui vous pousse à exposer ce problème au regard de tous ; vous voyez, vous n’avez pas peur d’exprimer ce qui est. Vous ne voulez pas que votre foi soit timide ; Alors, avancez au large et que Dieu vous y aide. Car IL dit lui même : si vous n’avez pas honte de moi devant les hommes, je n’aurai pas honte de vous devant mon Père. DIEU VOUS BENISSE
Préoccupation, par Abbé André Quenum, 12 septembre 2009 15:08
Wow, merci soeur Florence pour votre homélie et votre bénédiction sur notre amie Gracia (rire). Même moi j’en ai senti l’effet. Mais puisqu’il s’agit d’un forum de discussion, permettez au prêtre de faire l’avocat du diable (ne riez pas trop fort). Plus sérieusement, derrière Gracia, il a des milliers de chrétiens qui souffrent de situations pareilles plus ou moins différentes. Je voudrais en remerciant le premier intervenant, l’abbé rené et la soeur Florence, proposer deux ou trois autres volets de la question. 1) Jusqu’à quel point faut-il faire montre des signes extérieures de son appartenance religieuse. Jusqu’à quel point, c’est mal dit. Comprenez : comment faut-il témoigner de sa foi en contexte pluraliste ou même d’adversité ? Faut-il faire son chapelet sur son lieu de travail ? Faut -il allumer la Radio Immaculée toute la journée dans son bureau, si c’est par exemple un office public ? Je pose la question en pensant à la question de la laicité dont à parlé la première personne qui répond. 2) Comment faut-il montrer l’identité chrétienne et sa fierté d’appartenir au Christ dans la qualité et le professionalisme du travail lui-même ? 3) Je connais des chrétiens qui ont des problèmes de conscience à cause de ce qu’on leur demande de faire... des choses contraires à leur foi... par exemple montrer de l’adversité comme le dit Gracia. Il y en a qui risquent de perdre leur boulot s’il n’obtempèrent pas. Faut-il répondre seulement théoriquement à ces questions et demander de l’héroisme de manière un peu trop facile ? Y a-t-il des lieux ou des moyens de soutiens en conseil, assitance et autres pour et entre chrétiens qui sont dans ces difficultés ? Je m’en tiens là pour le moment. Merci à tous.
Préoccupation, par Sorel ATREVI, Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 12 septembre 2009 22:58
Merci père pour ces pertinentes que vous venez de soulever, c’est le premier intervenant qui revient et je m’excuse de ne m’être pas présenté. En revenant aux questions soulevées, il nous manque réellement des centres de conseils et avec la rareté du travail, je me demande ce que nous chrétiens, nous devons faire lorsque notre travail contredit notre foi ? Devons abandonner un travail à cause de notre foi ? C’est un véritable problème de conscience. Il est claire nous n’avons pas à être esclave de notre travail au point que notre conscience, lieu par excellence avec notre Seigneur, soit tué. Que l’Esprit Saint nous éclaire et que l’Eglise nous aide.
Préoccupation, par Sr Laure MPV, 12 septembre 2009 23:48
Moi personnellement, je vois que c’est un sujet un peu délicat. Je vais essayer ici de répondre un tout petit peu aux questions de l’abbé André dans l’espérance que ces réponses puissent servir aux uns et aux autres. Etre chrétien n’a jamais étè chose facile sinon on n’aurait pas des martyrs dans l’Eglise. Vu que nous sommes chrétiens, nous ne devons pas avoir peur d’en porter les conséquences. Je dois vous confesser que meme ici à Rome, on vous crache dessus pour le simple fait que vous etes chrétiens. Plusieurs fois, j’ai été menacée dans la rue et dans les autobus parce que je suis chrétienne. Etant réligieuse, mon identité s’affiche indépendemment de moi. On te provoque en disant des blasphèmes. Mais nous ne pouvons que rendre grace à Dieu Lui qui nous a choisi pour etre à son service. Ceci pour dire que d’une manière ou d’une autre, tous, à commencer par le Pape, les Evèques, les prètres, les réligieux et réligieuses, les fidèles laics, sont confrontés à la meme situation : problèmes liés à l’’appartenance au Christ. Comme signes pour témoigner de ma foi, je dois porter ma Croix au cou et je pense que personne ne peut me demander de l’enlever. Je peux avoir au doigt le petit dizainier qui peut me servir pour prier le chapelet quand je veux et comme je veux sans déranger personne. Je peux prier mon chapelet sur mon lieu de travail à condition que cela ne m’empèche pas de soigner mon travail car chaque chose à son temps. Si je suis au travail, je dois etre disponible à tout ce qui regarde le pourquoi je suis là. Je ne peux pas refuser d’écouter mes collègues ou faire telle et telle chose sous prétexte que je suis en train de prier. Je peux bien tout en priant remplir mon devoir d’état. Un bon chrétien doit trouver le temps de prier avant de sortir de sa maison pour le travail ; et la prière sur le lieu de travail n’est autre que le prolongement de la prière commencée à la maison. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’allumer la Radio Immaculée toute la journée dans son bureau. Si l’ambiance me le permet, je peux essayer de suivre certaines émissions si mon travail me le permet. La Radio ne doit pas etre pour moi une priorité. Par contre, si l’ambiance me le permet, je peux avoir dans mon bureau un crucifix ou une statue (ou image) de la Vierge Marie que je peux de temps en temps contempler meme au choeur de mes activités. Je peux montrer mon appartenance au Christ par le travail bien fait. Jésus est content s’il nous voir faire avec soin et amour nos devoirs d’état. Il faut que ceux qui viennent à nous, nous trouvent disponibles, sereins, souriants, accueillants, ouverts et discrets à la fois. Plus que par nos paroles, nous devons chercher de témoigner le Christ par nos actes. Je m’arrète-là pour le moment. A plus.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, par Maxime de Bon Pasteur, 13 septembre 2009 16:23
Heureux de retrouver chacun et tous sur cette plate forme une fois de plus pour une affaire aussi sérieuse que celle que nous présente Gracia. Jeune Chrétien(ne) que nous sommes, nous avons cette grace de regorger de vitalité à revendre. Alors nous avons le devoir de donner le meilleur de nous dans le domaine professionnel pour non seulement mériter les fruits de notre profession mais aussi et surtout de faire de notre milieu de travail un vrai territoire à gagner pour le Christ. Mais ce n’est pas toujours facile. Et c’est là même que commence la "croix" que nous devons prendre et nous mettre à la suite de Jésus. Les signes extérieurs que nous pouvons exhiber dans l’exercice de notre profession sont la conscience professionnelle, le coeur au travail. Montrer à tous égards que nous avons le goût du travail bien fait. Ce qui prouve que nous sommes jeune. La rigueur dans tout ce que nous faisons. Jusque-là, permettez-moi chers amis de constater que rien d’extraordinaire n’est ancore fait. JE FAIS SIMPLEMENT BIEN MON TRAVAIL. Mais si au moment où je dois travailler, je me mets à faire le chapelet, j’ai manqué une mission. Car il n’y a justement pas un temps pour prier et un autre pour travailler (on peut et doit prier à tout moment même en travaillant). Pour ce qui est de l’usage de la radio et des sacramentaux, il faut faire preuve de charité vis à vis des autres. Mais comme le dit la Sr Laure, un crucifix sur ton bureau ne gènerait personne. Et je crois aussi que le meilleur moyen montrer notre appartenance au Christ ne réside pas dans ce que nous portons sur nous mais dans nos actes et comment nous vivons avec les autres et parmi eux : comment nous les accueillons, comment nous les aidons, nos prises de positions, nos réactions... Au pire des cas, dans un milieu vraiment hostile (je dirai antichrist) parce que je sais que celà existe et où nous chrétiens catholiques sommes visés, c’est bien difficile. Il faut vraiment faire preuve de discernement et si rien ne va au point où je dois perdre mon identité, il ne faut pas hésiter à opérer un choix. Il faut oser choisir Jésus Christ et en faire les frais. Je préfère perdre mon emploi que ma foi. Ce n’est pas du tout facile (j’en sais quelque chose, j’en parlerai dans ce forum mais après). Alors Dans une situation pareille, pour répondre à ma manière au Père André, il n’y a pas un lieux de soutien pour les "chômeurs victimes de la foi" mais l’Eglise est là pour nous orienter. L’Eglise c’est vous, c’est moi et c’est nous tous. Et là j’attire l’attention des uns et des autres sur l’accompagnement. On peut en parler d’ailleurs dès le début avec son accompagnateur ou son directeur spirituel. Ou encore solliciter l’assistance de nos Soeurs. Je crois chers amis, chers frères qu’il est bien possible de vivre pleinement sa foi dans son milieu professionnel pourvu qu’on n’en fasse pas un peu trop. Que l’Esprit Saint soit notre secours.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, par H. A DOUTETIEN un lecteur de la Croix, 13 septembre 2009 21:05
Je voudrais savoir si notre soeur récite son chapelet sur son lieu de travail ?, pendant quelle tranche d’heure ? et à quel endroit précis du lieu d travail ? Avant de pouvoir dire mon point de vue sur ce qu’elle a vécu. meilleures sentiments.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, par abbé andré quenum, 14 septembre 2009 00:55
Gracia et tous les autres amis qui réfléchissent à la question peuvent avoir déjà trouver des éléments de réponse dans les partages postés jusque là, mais je lui propose de répondre à la question de Monsieur Doutétien. Et comme la question n’est pas personnelle, je propose que d’autres répondent aussi pour expliquer comment ils prient sur leur lieu de travail, ou comment ils portent les signes extérieurs de leur appartenance au Christ eu peu comme la soeur Laure l’a expliqué plus haut. Je vous souhaite tous et toutes une bonne semaine. Cette semaine, je vais dans le nord du Bénin et je ne suis pas sûr d’avoir le luxe de la connexion internet. Alors union de prière.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, par Marie-Evelyne, Paroisse Saint Michel de Cotonou, 14 septembre 2009 10:14
J’ai été particulièrement touchée par le thème de notre sœur Gracia et voudrais partager avec vous ma petite expérience. Dans le milieu professionnel, il n’est pas facile de vivre sa foi de chrétien sans attirer sur vous toutes sortes de critiques. Il y a quelques années de cela, j’ai fait un très bref séjour dans une entreprise appartenant à, et gérée par, une famille de confession catholique. J’étais à un poste de responsabilité avec quelques agents comme collaborateurs. Un jour, le gérant m’a fait appeler et m’a demandée de ne plus porter ma croix au cou pour venir travailler sinon je devrais la cacher sous mes vêtements. Et pour me convaincre de ses bonnes intentions, il m’a dit ceci : "nous sommes (sa famille) de bons et fervents catholiques et sommes même dans l’Opus Déi". J’ai été très choquée d’entendre cela d’un catholique comme moi et ai pensé que même si l’Opus Déi (je venais d’entendre ce nom pour la première fois) était le groupe le mieux organisé et le top des groupes de prière, moi je n’avais pas à cacher ma croix ni à en avoir honte. Et comme je me posais déjà des questions sur ces gérants qui n’hésitaient pas à commettre des injustices sociales allant jusqu’au renvoi abusif de leurs employés et à la confiscation de leur livret de sécurité sociale, j’ai décidé de partir le plus tôt possible de cette entreprise où je venais de passer un mois. Je ne voulais pas me rendre complice de leurs agissements surtout qu’ils m’y invitaient à mots couverts. Après avoir passé 10 jours dans le mois suivant, j’ai donc déposé ma lettre de démission et suis partie le jour même tel que me le permettait ma période d’essai. Les gérants étaient très mécontents, m’ont gardé rancune et m’ont fait dire par la suite que je pouvais les convoquer où je voulais ; qu’ils ne me paieraient pas les jours supplémentaires travaillés et dus. Je n’avais pas attendu de trouver un nouvel emploi avant de quitter cette entreprise comme sur un coup de tête et je ne l’ai jamais regretté. Depuis quelques années, J’ai l’opportunité de travailler dans une institution de l’Eglise Catholique du Diocèse de Cotonou, ce qui me permet de ne pas avoir idée de cacher mon identité et d’affirmer ma foi. J’ai des images de Saints préférés dans mon bureau et n’hésite pas à écouter la radio immaculée et à prier à voix basse ou en silence. Cependant, il ne faut pas croire que tout est rose même dans ce milieu. Nous travaillons avec des personnes de divers horizons et la radio immaculée peut parfois déranger les collègues avec qui je partage le bureau surtout lorsque des enseignements tels que ceux du Père Bocovo ou de Monsieur Jean Pliya mettent l’accent sur les comportements déplacés que nous chrétiens pouvons avoir ; alors, quand certains ne sont pas occupés, ils préfèrent quitter le bureau. Lorsque vous faites bien votre travail et rejetez les magouilles, vous êtes carrément marginalisé et c’est sur vous que les autres rejettent toutes les vilénies possibles. Il y a un autre aspect que je n’ai pas encore lu, c’est le harcèlement sexuel surtout de la part des hommes mariés. On ne croirait pas rencontrer ce genre de chose dans ce milieu mais, c’est une réalité et vous avez les hommes à dos à longueur de journée. Lorsque vous rejetez votre proposition et essayez de leur rappeler leur engagement de chrétien, ils disent que le ciel est ici bas et que vous devriez en profiter sinon, c’est que vous êtes malades. Evidemment, il faut vivre sa foi sans déranger les autres ; il faut savoir rester discret. Mais, moi, sans pour autant empêcher de travailler, je profite bien du milieu dans lequel je suis pour faire écouter les bonnes émissions et vivres les différents moments de la prière sur la RIC car, nous devons commencer à être exemplaires si nous voulons que les autres soient t attirés par ce que nous vivons. Toutes ces croix que nous vivons quotidiennement dans nos milieux professionnels et qui ont de multiples facettes ne doivent nous décourager ni nous faire baisser les bras. En ce jour où nous fêtons la Croix Glorieuse, je voudrais exhorter nos frères à ne pas avoir honte d’affirmer leur foi à travers leur comportement dans leur milieu professionnel et à donner le bon exemple, car "Qui regarde vers lui, resplendira". Bonne fête de la croix Glorieuse à tous. Marie-Evelyne de la Paroisse Saint Michel de Cotonou.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, 14 septembre 2009 11:10
Merci ma soeur Marie-Evelyne pour ta contribution. ce qui m’étonne même ce sont nos frères et soeurs qui disent être chrétiens catholiques comme nous qui nous causent le plus des ennuis.
Je ne suis pas content, par Abbé René AGAINGLO, Responsable site, 14 septembre 2009 12:25
Vous, je ne suis pas très content de vous parce que vous n’avez pas respecté la règle du forum. J’ai dit de toujours se présenter ( tout au moins le prénom). Merci pour votre compréhension.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, par Ludovic SEKPE.de la paroisse Saint Michel de togoudo, 14 septembre 2009 19:04
Sur nos lieux de travail,nous avons tout un mélange de pratiquant ou sympatisans des réligions ou sectes qui cohabite.De la maniere ou nous sommes amené a les respecté dans ce qu’ils font et dans ce qu’ils adorent,de cette même maniere nous sommes aussi apeler à manister si possible notre croyance.cela ne veut pas dire se mettre dans le Hall de son lieu de travail pour montrer a qui veut le voir que nous sommes Chrétiens Chatolique,mais plutot a savoir se retirer quand il le faut pour faire sa priere.La priere peut se faire n’inporte où.Et le lieu par excellence sur mon lieu de travail je pense bien est dans mon bureau en adoptant tout simplement la position asise et faisant ma priere sans déranger mon collègue,car on peut et on doit apprendre a prier dans son Coeur.L’autre Chose sur laquelle je voudrais attirer notre attention est La manière dont nous les Chatoliques nous voyons et nous nous méfions des autres qui ne partage pas notre foi.est-ce une bonne chose ?
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, 14 septembre 2009 10:58
BJR. Merci à tous pour vos contributions. En réponse aux questions de M. DOUTETIEN, je commence par la 2èm question : je n’ai pas de tranche d’heure fixe, je le fais quand je n’ai rien dutout à faire et que je suis obligée de sommeiller par cause d’ennui. Cela se passe le plus discrètement possible (je récite dans mon coeur, cachant même le chapelet aux yeux très indiscrets de mes collègues. Puisqu’il ne m’est pas permis de trop me déplacer de mon poste de travail, je le fais à mon poste.
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, par Abbé René AGAINGLO, Responsable site, 14 septembre 2009 12:27
Présentez-vous s’il vous plait !
Comment vivre sa foi dans son milieu professionnel ?, 14 septembre 2009 12:37
Toutes mes excuses père. c’est gracia
Préoccupation, par Victoire AMOUSSOU, 14 septembre 2009 14:50
cher Gracia, ne t’en fait pas. confie tous ceci à la très Sainte Vièrge, pour qu’elle se charge de tout ? elle même. De nos jours les patrons aiment tellement imposer leur réligion à leur employé, ce qui est frustrant n’es ce pas ? prend ton sang froid et dit toi que tu n’a pas besoin de te disputer pour ça. Dieu qui connait ton coeur t’aidera à tous surmonter “ FETE DE LA CROIX GLORIEUSE”
Préoccupation, par Victoire AMOUSSOU, 14 septembre 2009 15:04
juste une petite information :
la Paroisse SAINT MARTIN DE COTONOU fête aujourd’hui ses 29ans d’existance.
Aujourd’hui aussi fête de la CROIX GLORIEUSE.
Merci
Préoccupation, par Maxime de Bon Pasteur, 14 septembre 2009 19:01
Bonne fête à tout Saint Martin
Préoccupation, par ATREVI Fabrice, de la paroisse saint Michel de Togoudo., 14 septembre 2009 16:43
Je remercie les initiateurs de ce site, qui comble un grand vide dans la vie des chrétients à travers les fora. Les différents apports aux préoccupations de notre soeur m’ont beaucoup enrichis. Je demenderai à la soeur Marie-Evelyne de comprendre ceux qui partagent avec lui le même bureau, car tout le monde n’a pas les mêmes goûts et là où s’arrête sa liberté commence celle des autres. Selon moi, on peut chercher des moyens pour écouter les émissions du père BOCOVO qui sont très intéressantes. Par exemple, acheté un écouteur pour écouter de façon personnel ces émissions. Ave Maria
Préoccupation, par Marie-Evelyne, Paroisse Saint Michel de Cotonou, 14 septembre 2009 18:39
Merci au Frère Fabrice pour son apport. J’aimerais demander aux autres frères et sœurs de bien vouloir intervenir et nous donner les diverses astuces par lesquelles ils vivent leur foi malgré les turbulences du monde actuel. Cela aiderait non seulement notre sœur Gracia mais tous les autres qui sont confrontés à ce problème qu’évoque le thème. Et puis, nous pourrons par la même occasion nous édifier spirituellement, puisqu’il faut prier quelques soient les endroits et les moments. Personnellement, quand je suis occupée à une tâche à accomplir ou que je ne peux prier le chapelet ou écouter la radio immaculée, je m’abonne plutôt aux oraisons jaculatoires.
Préoccupation, par Maxime de Bon Pasteur, 14 septembre 2009 19:10
il faudrait ajouter "aux heures de pause" et non en plein travail.
Préoccupation, par Maxime de Bon Pasteur, 14 septembre 2009 19:58
il faudrait ajouter « aux heures de pause » et non en plein travail. La prière jaculatoire est la mieux indiquée. A bientôt
Faire ce qu’on doit dans le temps et le lieu indiqué, par CAKPO Christophe, 14 septembre 2009 22:20
Vivre sa foi suppose qu’on opère des choix chaque jour. Vivre sa foi implique qu’on adopte une spiritualité de vie. Je suis prêtre et pourtant je dois avoir une spiritualité de vie. Et selon cette spiritualité de vie le témoignage de foi se résume en deux mots : "Faire ce que doit dans le temps et le lieu indiqué". C’est le moment de travailler, travaille bien, de dormir, dors bien,de faire une pause ou de jouer, fais le bien ! ...C’est la spiritualité des détails et de la sanctification du temps dans le devoir d’état. Cela veut dire que le défi du témoignage dépasse le ritualisme religieux ou spirituel.C’est dans les choix de conscience que le monde nous attend : face à la corruption, aux pots de vin et autres. ...Afficher sa foi est une chose, témoigner de sa foi est une autre. Mais le tout doit se faire dans la charité. Qui est dérangé pour le port de la croix ? répondez lui par un beau sourire que c’est votre salut et que ce qui est à votre cou ne dérange pas sa personne. Laïcité ne veut pas dire mettre tout dans la confusion : derrière la laïcité, il y a la liberté de religion. Prière au bureau ? attention ! ce n’est pas d’abord ce que le Seigneur veut . C’est comment j’applique ma prière dans mon devoir d’état et ma vie de fraternité avec mes collègues. Si j’ai un supplément de temps pour lui, tant mieux ! je ne dois pas risquer mon boulot en transformant mon lieu de travail en oratoire, ou les temps de convivialités en récitation de chapelet. Non ! Mais je dois par mon travail bien fait, ma manière de voir les choses, de vivre avec mes collègues, montrer l’espérance qui est en moi et m’efforcer à être un artisan de paix, un doux et humble de coeur, un pauvre en esprit, un assoiffé de justice, Un coeur pur...et me réjouir si on me persécute pour le Christ. Voilà, selon moi, la véritable prière et le réel témoignage de foi dans nos milieux de vie.
Faire ce qu’on doit dans le temps et le lieu indiqué, par CAKPO Christophe, 14 septembre 2009 22:32
"faire ce qu’on doit dans le temps et le lieu indiqué"
Faire ce qu’on doit dans le temps et le lieu indiqué, par Abbé René AGAINGLO, Responsable site, 15 septembre 2009 17:09
Tout se résume à ça, en réalité. Merci !
Prier et Témoigner sans perdre ses repères, par Marie-Evelyne, Paroisse Saint Michel de Cotonou, 15 septembre 2009 19:15
Bonsoir à tous et merci au frère Maxime et au père Christophe pour leurs interventions. Puisque nos sommes sur un forum, je voudrais revenir sur deux aspects du thème qui nous est proposé : 1- Il n’est nullement question de prier pendant qu’on est occupé au travail puisqu’il est presque impossible de faire plusieurs choses à la fois surtout si l’on veut se concentrer à l’exécution de ses tâches. Mais bien qu’il faille « faire ce qu’on doit faire dans le temps et le lieu indiqué », Il y a un aspect du problème qui à mon avis, est occulté. Les personnes qui font correctement et consciencieusement leur travail et qui peut-être même anticipent sur leurs tâches et celles qui ne sont occupées qu’une partie du temps de travail, se retrouvent forcément le reste du temps à ne rien faire. Est-ce que ces personnes, bien que n’étant pas à l’église ou dans un oratoire, dans le silence de leur cœur ne peuvent même pas prier sur leur lieu de travail ? Est-ce qu’il n’est pas préférable de prier plutôt que de se faire surprendre dans une position compromettante en train de dormir ou en conférence joyeuse et parfois bruyante avec les collègues ? 2- les environnements de travail ne sont pas les mêmes ; il y a des employés qui sont seuls dans leur bureau et n’ont donc pas de problème de voisinage ; certains partagent dans une promiscuité leur bureau avec des collègues alors que d’autres partagent un bureau plus spacieux avec des espaces parfois délimités pour chacun. Dans certains cas il est possible d’écouter la radio sans pour autant déranger ses collègues même si le son peut-être perçu. Les collègues sont libres d’écouter les émissions qu’ils veulent dans la mesure où cela est permis mais, dans un environnement comme celui de nos institutions d’Eglise, est-ce qu’on jetterait la pierre à quelqu’un qui choisit d’écouter la radio Immaculée plutôt que d’autres chaînes allumées par les collègues et qui diffusent sans arrêt des publicités et autres sur les produits à utiliser pour prolonger la vie, réussir dans la vie…etc ? Il n’est pas toujours facile de traverser une journée de travail et d’en consacrer ne serait-ce qu’une infime partie à la prière. Les mères de familles par exemple, savent ce que cela signifient pour elles. Quand elles ne vont pas à la messe tôt le matin avant d’aller au service et ne prennent pas de temps à autre un petit moment dans la journée pour entrer en communication avec Dieu, le soir arrive très vite et elles se retrouvent déjà face aux tâches ménagères et confrontées aux signes de fatigue du jour. Ceci est un forum donc, aucun apport n’est à négliger surtout que nous ne connaissons pas toujours les contextes et environnements dans lesquels chacun travaille et vit. Est-ce qu’il faut attendre d’être seulement dans une église ou un oratoire pour prier ? Dormir coûte que coûte la nuit, sans compter qu’on peut avoir l’insomnie ? (dans ce cas précisément, je ne penserais pas être en train de perdre du temps ou mal faire en priant mon chapelet en attendant de retrouver le sommeil au lieu de regarder des images obscènes à la télévision !). Dans ce monde où nous côtoyons constamment toutes sortes de vices et tentations, il n’y a aucun mal, sans être dans un monastère, à rythmer notre quotidien par la prière tout en nous consacrant à nos activités. A mon avis, le spirituel ne peut être négligé au profit du témoignage, les deux se tiennent. Vivre sa foi dans le milieu professionnel revient en ce qui me concerne à associer prière et témoignage tout en s’adaptant à son environnement pour garder un certain équilibre et ses repères. Affirmer sa foi mais pas l’afficher. A ma sœur Gracia si elle nous suit toujours, je voudrais proposer d’utiliser un dizainier, c’est plus discret qu’un chapelet. Ave Maria !
Une Bonne leçon de vie, par Fabrice ATREVI, de la Paroisse Saint Michel de Togoudo, 15 septembre 2009 19:08
je remercie le Père CAKPO Christophe pour son intervention. je crois qu’il a tout dit en un petit texte. j’espère que nous metterons tous en pratique ces conseils pour une bonne évengélisation. Merci Père.
Essai de réponse, par kouamé Amelia de st Jean Baptise(Cotonou), 16 septembre 2009 22:27
Bonsoir soeur Gracia J’ai lu un peu le commentaire des frères et soeurs.J’ essaierai de vous conseiller en tant qu’une petite soeur.Je ne travaille pas encore puisque je suis encore étudiante mais je me mets dans votre peau pour vous dire simplement de continuer à croire au Christ qui lui même sera toujours au devant des choses.Et j’ajoute en disant que le seigneur vous a mise là parce qu’il sait que c’est là que vous vous épanouierez et ferez son travail. Le reste serait que vous soyez patiente pour voir la gloire de Dieu.Vous pouvez aussi faire preuve de discrétion et agir dans le silence par vos comportements
Info, par Responsable site, 20 septembre 2009 19:02
Aaaaaaaah.... Qu est-ce qu il nous a manque, Le Pere Andre Quenum. Evidemment il s est retire un tout petit peu. Mais je crois il est deja la. Nous savons qu il a l art de nous relancer dans nos debats. je crois que notre Soeur Marie-Evelyne et notre frere Fabrice ne diront pas le contraire. Surtout pas le Pere Christophe, ni M. Doutetien : Nous souhaitons alors au Pere Andre welcom encore dans cet important debat. Je vous presente mes excuses pour les accents. Le clavier que jai utilise en est la cause.
Vivre sa foi dans son milieu professionel, par C. Christophe, 20 septembre 2009 21:49
Lettre à ma Soeur Gracia. Ma Chère soeur, "si tu veux suivre le Seigneur, prépare ton âme à l’épreuve !". Mais n’oublie pas que le Seigneur, qui fait tomber la pluie sur les bons et les méchants et qui fait lever son soleil sur les justes et les injustes, jamais ne se détournera de toi. Au matin du don de son amour, prie ton Seigneur et ton Dieu et confie lui ta journée afin que tu vives dans la sérennité de la foi, tant dans la douleur que dans la joie, dans la réussite que dans l’échec. Au milieu de ta journée, prie le Seigneur et manifeste lui ta proximité et ton amour. Au soir de ton repos, prie et fais le point avec lui et repose en paix. Prie autant que tu peux, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit. Ta prière devrais manifester la sincérité de ton amour pour le Seigneur. et tu devras vivre avec lui comme avec cet ami un peu trop jaloux qui t’aime et que tu aimes en retour. Mais n’oublie pas que ta prière reste inachevée si elle n’est pas accompagnée d’une droiture de vie et d’un témoignage de vie dans la foi : Ici ton devoir professionel bien accompli vaut mieux que toutes les oraisons. Car c’est aussi prier que de bien faire son devoir d’état. Si tu as un supplément de temps pour manifester encore plus ta proximité au Seigneur dans ton milieu professionnel, prie dans la discrétion. Un dizainier au doigt est un peu trop discret ; mais un petit dizainier que tu peux égrenner peut être convenable. Ton milieu a besoin de savoir que tu es chrétienne et tu as le devoir de mener le dur combat de la foi. N’oublie pas que le Seigneur ne t’impute pas ce qui ne dépend pas de toi sinon le bien que tu aurais dû faire et que tu n’as pas fait. N’oublie que ta foi t’interdit de vivre dans le courant du monde, mais que tu dois manifester la charité à tout le monde. N’oublie pas que le petit chose que tu fais avec beaucoup d’amour a du prix au yeux de Dieu et vaut plus que toutes les prières du monde. N’oublie pas qu’il existe des chrétiens qui sont capables de prier aussi longuement qu’une bougie allumée mais qui ne sont chrétiens que de nom. Je leur aurait préféré ceux là qui, sans connaître le Christ, le recherchent dans la droiture de leur conscience et qui du fait sont pleinement chrétiens. Toi, tu portes le nom de chrétien, sois en digne ! "Aime et fais ce que tu veux". Et prie pour tes frères chrétiens ! (Sourire)
Vivre sa foi dans son milieu professionel, par Responsable site, 21 septembre 2009 01:43
Merci au Pere Christophe qui apporte encore des complements interessants. (sourire)
Vivre sa foi dans son milieu professionel, par Soeur Florence MEGNINOU, OCPSP, 21 septembre 2009 12:22
merci père pour le sourire ; mais heureux serions nous plus encore quand nous aurons la faveur de lire votre apport dans ce débat. Le père André est là certes mais relancez nous en attendant qu’il réagisse. Nous sommes dans un forum. Considérant toutes les modérations, Pourquoi d’aucuns se frustreraient-ils pendant que d’autres affichent leur identité chrétienne ? en quoi cela fait-il obstacle au dialogue interreligieux ?
Vivre sa foi dans son milieu professionel, par Olivier HONVOU, Membre de l’équipe média de Sacré-Coeur Akpakpa, 21 septembre 2009 18:08
Je voudrais saluer en un premier temps tous ceux qui visitent le site du diocèse et particulièrement ceux qui participent à l’animation du forum.
Pour ce qui de la lettre du Père Christophe (que je salue au passage), je voudrais inviter la Sœur Gracia à voir toute la richesse de son contenu. Je prends la première citation de la lettre ; elle dit ceci « Si tu veux suivre le Seigneur, prépare ton âme à l’épreuve ! », et ensuite je prends la dernière : « Aime et fais ce que tu veux ». A la lumière de ces deux belles phrases, on constate que la vie du chrétien en milieu professionnel doit être une vie de combat et de témoignage du Christ dans l’amour. Et quand je parle de témoignage c’est d’abord le travail bien fait. Que nos vies en milieu professionnel soient donc amour et témoignage pour le Christ par le travail qui nous ait confié.
Je finis en faisant un clin d’œil au Père René, Responsable du site, au Père André Quenum pour ses brillantes participations sur le forum et au Père Jules Doganou, Curé de Sacré-Cœur.
Revenu, par abbé andré quenum, 22 septembre 2009 11:41
Salut aux uns et aux autres. Paix et joie dans le Christ. Merci à tous pour les échanges. Je voudrais dire deux choses pour reprendre le contact. Premièrement, dans notre apprentissage commun de l’utilisation de cet outil pastoral pour nourrir notre foi et notre vivre ensemble en tant que filles et fils du Dieu d’amour, n’oublions pas que quand quelqu’un pose une question en racontant une expérience personnelle, ce n’est pas seulement pour la personne que les autres interviennent. A travers les questions aussi bien que les réponses, nous saisissons tous l’occasion d’apprendre à partager ensemble électroniquement. Ce partage peut éveiller les uns et les autres à certaines dimensions de l’expérience chrétienne. Cela peut inciter les uns et les autres à vouloir mieux creuser et mieux apprendre sur une question précise. Je propose que vous pouvez meme copier les discussions pour aller animer ailleurs des séances d’échange sur ces questions. C’est pour cela que nous allons demander à l’abbé René de toujours laisser accessibles sur le site les fora même lorsqu’ils sont fermés. Et peut-être qu’il peut lui-même les transformer en une émission ponctuelle sur un autre média de masse (juste un clin d’oeil). Autre chose, pour revenir plus directement sur la question discutée, je voudrais insister que nous développions davantage la dimension de la prière qui ne consiste pas nécessairement à faire le signe de croix et à dire notre père ou je vous salue marie. Pour ceux qui prient déjà, il est important de préciser que ce n’est pas banal lorsque la Bible dit qu’il y a un temps pour chaque chose. Quand la règle monastique de Saint Benoît dispose Ora et labora, i.e Prie et travaille, ce n’est pas seulement une trouvaille pour l’essor dans la réorganisation d’une vie monastique plus équilibrée ou une règle pour les milliers de congrégations religieuses qui s’en inspirent encore directement ou indirectement aujourd’hui. Je voudrais que nous y pensions en connexion avec l’évangile du travail dont a parlé le pape Jean-Paul qui est aussi dans sa vie comme dans son enseignement un pape du travail. Sur nos lieux de travail et dans notre vie professionnelle, nous devons pousser la conscience professionnelle et l’excellence dans nos tâches comme une autre dimension de notre vie de prière. Logiquement, pouvons-nous accepter de travailler durant la célébration d’une messe par exemple ? N’est-ce pas irrespectueux pour le Seigneur et pour le temps de Seigneur que de disons... de se mettre à répondre à un sms en pleine messe ? De la même façon et j’irais jusqu^à dire avec la même gravité, notre conscience chrétienne ne nous permet pas de prendre sur le temps du travail pour prier si c’est au détriment du travail. Quel que soit le milieu et quel que soit le travail. Je suis chrétien et je m’unis au Seigneur lorsque je prends mon temps de travail pour transformer le monde, c’est-à-dire pour poursuivre l’oeuvre de sa création. Donc au travail, témoigner de ma foi, ce n’est pas d’abord faire le signe de la croix ou montrer un autre signe extérieur de mon appartenance religieuse. Mon intégrité, ma franchise, ma promptitude, ma civilité, mon respect, ma capacité de pardonner, mon professionnalisme, etc et etc doivent parler plus fort de ma foi que les signes et gestes extérieurs (qu’il ne faut pas sous-estimer comme cela a été déjà développé) ! Tout est cela est d’autant plus important que nous sommes dans un pays pauvre qui a besoin de contribuer davantage à poursuivre l’oeuvre créatrice de Dieu pour le bonheur des enfants de Dieu que nous sommes. Ce n’est pas pour rien que nous sommes tous et toutes, prêtres, prophètes et rois depuis notre baptême. Le travail est le lieu par excellence où nous devons assumer notre être de roi qui nous vient du baptême. Je m’excuse d’être trop long..... (à suivre)
Le travail comme prière, par abbé andré quenum, 22 septembre 2009 12:02
Je voudrais revenir à la charge pour insister qu’il ne s’agit de seulement de répondre à la manière dont la question du forum a été formulé et aux expériences concrètes narrés par Gracia et Evelyne et les autres. Peut-être gagnerions nous à considérer le travail comme une prière. Cela suppose que nous soignons nos moments de prière. Mais si notre prière est vraiment chrétienne, elle nous conduit aux moments de "allez dans la paix du Christ" qui finit chaque messe pour l’ouvrir sur le monde et la vie quotidienne. Alors, dans la paix et l’amour qui me viennent de ma vie de prière, je joue avec la même dévotion et je travaille avec la même dévotion. Cela a l’avantage de rendre éventuellement tellement bon dans mon travail que si un environnement est vraiment hostile malgré tout ce que je fais, car cela existe, j’aurai le courage et la créativité nécessaire d’aller chercher ailleurs. Je sais qu’il y a de bon travailleurs qui chôment au Bénin. Mais je voudrais dire qu’il y aurait un manque d’équilibre que de dire à un ou une jeune béninoise, porte ta croix et témoignage de ta foi sur ton ton lieu de travail sans lui dire au même moment et avec la même insistance mais travaille avec tellement de professionnalisme pour montrer que tu pratique l’évangile du travail et que pour toi le travail est aussi une forme de prière. En plus du fait que l’évangile du travail peut me rendre excellent travailleur et donc me donner des chances d’être apprécié sur le marché de l’emploi, cela peut servir d’argument contre les critiques et même les problèmes de sensibilité et de conflits interpersonnels sur le lieu du travail. Je connais pense à deux ou trois jeunes qui m’ont confié comment leur rigueur au travail fait que les gens les considèrent comme des "fou" même ils ne peuvent pas se passer d’eux. L’un est un comptable chez des patrons musulmans, qui sont très contents qu’ils soient un chrétien catholique très pratiquant parce que le résultat est que leur compte et toujours bon§ (rire). De façon plus globale aussi nous avons au Bénin une culture du travail qui fait que des logiques extérieures à la vie professionnelles viennent brouiller les relations au travail.... les problèmes d’appartenance ethniques, de "cérémonies" comme nous disons pour signifier tout ce qui se fait souvent autour des décès, les conflits de jalousie concernant la vie privée des gens.... Dans tout ce melli mello, les questions de religions n’interviennent pas ex nihillo... donc nous devons penser au contexte global aussi. Et c’est justement pour cela que vivre le travail lui-^meme comme prière permet d’aborder la situation de manière plus globale. A bientot.
Le travail comme prière, par Marie-Evelyne, 22 septembre 2009 13:01
Il se trouve que je suis oisive ce matin au service ; rien à faire. Afin de profiter du temps, j’ai voulu visiter le site pour prendre connaissance des dernières interventions. Mais, j’ai eu un peu de mal à trouver le site : après plusieurs tentatives, je me suis décidée à prier Saint Michel Archange et tac ! la page s’ouvre. Quel bonheur ! Ehhhhhhhhhhhh !!! Père André, j’avais peur d’être repérée comme la spécialiste des longs textes (rire). Au fond, il y a beaucoup à tirer de vos deux messages aussi, j’ai besoin de bien les décortiquer ; j’y retourne donc. En tout cas, merci d’être revenu. Bonne semaine à tous
Préoccupation, par Abbé André Quenum, 22 septembre 2009 15:30
Ah Marie-Evelyne, Tu es en train de nous dire que tu prends sur le temps du travail et que tu utilises les ressources du bureau pour te connecter sur le site du diocèse afin de prendre part au forum sur "vivre sa foi sans son milieu professionnel" et que tu invoques l’archange Saint Michel et qu’il t’a répondu pour te permettre de trouver une bonne connexion ! (rire). Je te livres aux autres discutants pour voir ce qu’ils en pensent... Peut-être cela servira à les réveiller !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Préoccupation, par Marie-Evelyne, 22 septembre 2009 16:49
Hihihihihi ! , mon cher Père André, si me livrer permet de réveiller les frères, je veux bien servir à cela. Je ne sais si c’est voulu mais, une seule faute de frappe peut tourner entièrement le sens d’une phrase. Je souhaite « vivre ma foi dans mon milieu professionnel » et non « vivre ma foi sans mon milieu professionnel » c’est d’ailleurs pourquoi j’ouvre la page du site du moment où je suis déjà connecté pour le travail qui se fait attendre (rire).
Préoccupation, par abbé andré quenum, 23 septembre 2009 04:35
Là, tu as parfaitement raison !
Point de Vue, par Fabrice ATREVI, de la paroisse saint Benoît de Womey, 22 septembre 2009 19:49
je salue tous les intervenants. Je penses que, pour suivre le Christ nous ne devons pas tailler une grande importance aux critiques destructives des autres. Ce qui est important, est que nous travaillions bien, comme cela se doit tout en priant comme l’a dit le père andré tout en citant st Benoît. Nous devons tout faire afin que notre travail soit agréable au Seigneur. Mais je veux bien qu’on élargisse un peu le débat pour l’orienter dans le monde actuel. Comment puis-je témoigner du Christ tout en étant étudiant par exemple ? Moi je ne suis qu’un jeune étudiant et à voir ce qui ce passe avec la jeunesse, je sens l’importance d’une telle orientation. la jeunesse d’aujourd’hui ne craint plus tellement le Seigneur. Merci au père responsable pour le cou cou.
Préoccupation, par Prosper Honagbodé, 23 septembre 2009 19:15
Comment vivre sa foi en milieu professionnel ? Belle question qui m’interpelle en tant que premier responsable d’un mouvement d’apostolat en milieu professionnel (MAMP-HUENUSU) et qui permet de proposer mon (notre) expérience ; Mon nom est Prosper Honagbodé et je suis un cadre dans l’administration publique. Pour nous il s’agit en priorité de vivre l’évangile dans nos milieux de travail et nous avons justement à notre disposition plusieurs outils dont l’un est la "cellule de promotion de valeurs en milieu professionnel". A priori, cette expression n’affiche rien de chrétien catholique mais elle est bel et bien l’initiative de chrétiens catholiques qui utilisent cette voie pour transformer leur milieu de vie en l’occurence le milieu professionnel et qui nous permet de l’ouvrir à des collègues non catholiques qui comme nous ayant pris conscience de ce qui ne va pas oeuvrent avec nous pour la transformation des choses notamment l’amélioration de la gouvernance (lutte contre la corruption, l’obtention de primes indues ou de frais de missions non exécutées) et des témoignages de réussite mais aussi d’échecs existent dans ce domaine. Le fait au départ de ne pas exhiber les signes de son appartenance religieuse permet de travailler avec d’autres sans les mettre mal à l’aise car c’est ensemble que nous construirons le Royaume et travaillant avec les autres on se rend compte qu’on est pas les seuls à vouloir promouvoir le bien dans la société. Quand on est pas seul dans on bureau il sera difficile d’allumer RIC et de suivre pendant 8h de travail. Des situations du genre ont entraîné des bagarres inutiles dans certains bureaux alors que nous pouvons écouter nos émissions préférées, réciter le chapelet de manière un peu plus discrète, à la pause ou à la maison. Il s’agit ici du respect des règles de la vie en commun, ce qui n’empêche pas la présence de crucifix, de Bible ou d’image pieuse sur le bureau. Dans beaucoup de bureaux vous verrez ces objets (qui chez certains patrons ne sont jamais utilisés) tout comme les photos des grands hommes ou des photos de famille toujours en place sans que celà ne gêne personne. A titre personnel, une expérience menée dans les années 89-90 avec port de badge portant inscription "aidons nous à être honnêtes et justes" a été contre productive car avec qui nous devions collaborer pour faire changer les mentalités nous prenaient pour des donneurs de leçons. Pour terminer je dois dire, soeur Gracia, que nous pouvons vivre notre foi dans ce milieu pluraliste et difficile (où nous passons une bonne partie de notre journée) par notre comportement exemplaire de tous les jours en nous abandonnant au Seigneur. Beaucoup de frères et soeurs vivent des situations du genre et s’en sortent par la grâce de Dieu. N’ayons pas peur.
exemple de HUENUSU, par abbé andré quenum, 24 septembre 2009 08:12
Mon cher frère Porspère Honagbodé, merci beaucoup. J’attendais depuis très longtemps la présence de la communauté HUENUSU (et d’ailleurs des autres communautés et groupes de prière comme le Renouveau Charismatique, la Divine miséricorde, et cetera, et cetera, et cetera..... sur ce site.) A quand allez-vous commencer à animer votre page ? S’il a des frères et soeurs qui veulent poursuivre à fond des échanges sur la question de ce forum, je leur conseille vivement aussi de rencontrer la communauté HUENUSU qui a effectivement une expérience dans ce domaine. Mais c’est dommage que nous ne savons pas assez tout ce qu’ils font. Moi je ne sais plus si je suis vraiment informé de ’la cellule de promotion de valeurs en milieu professionnel ». Je suis prêt à les faire connaître aussi dans La Croix du Bénin. Merci.
Préoccupation, par Maxime de Bon Pasteur, 24 septembre 2009 11:18
Salut à chacun et à tous êtres chers de mon coeur. Comme vous m’avez beaucoup manqués...je souhaite un bon retour au P. André. Je voudrais soulever un autre pan de la question me vient à l’esprit. Nous avons pratiquement animé le débat dans le sens où nous sommes employé dans un service. Et au cas où nous sommes promoteur ou responsable des lieux et chrétien catholique, avons-nous le droit d’imposer d’une manière ou d’une autre nos habitudes (chapelet, la RIC, objets pieux et images ou autres encore) à notre personnel ? Agréable journée à vous.
Apport de solution, par Fabrice ATREVI, de la paroisse saint Benoît de Womey, 24 septembre 2009 17:13
je vous remercie frère Maxime. je crois bien, qu’aucun chrétien ne doit imposer à un employé notre réligion ou nos habitudes. Nous devons tous autant que nous sommes respecter la constitution de notre pays, car notre pays le Bénin, est un pays laïc. Nous pouvons par nos actes convertir un employé, mais lui imposer notre réligion, non. Bon après midi à tous. Ave Maria.
Préoccupation, par Prosper H. (Communauté Huenusu), 25 septembre 2009 16:49
Frère Maxime, Je te remercie de poser le problème par l’autre bout à savoir le cas d’un responsable chrétien catholique qui a au sein de son personnel des adeptes d’autres confessions religieuses. Je me dois de dire que notre conduite doit être la même (que celle soulignée plus haut) à savoir ne rien imposer mais ne rater aucune occasion pour proposer et travailler ensemble pour l’avènement du règne de Dieu car nous sommes tous enfants du même Père. Dans le goupe dont j’ai parlé, il ya un Chef d’entreprise (responsable d’un grand pressing de la place), un opérateur économique responsable de BTP dont la structure a sous-traité dans le cadre de grands travaux de l’Etat qui ont fait récemment beaucoup de bruits. J’ai cité ces deux exemples de "patrons" privés qui utilisent du personnel ayant des pratiques religieuses différentes et dont certains nous rejoignent pour de grosses activités : conférences/débats, formation et fêtes des enfants, actions caritatives à l’endroit d’un centre de mal voyants... Les lieux où le Seigneur nous attend (pour agir ensemble) sont nombreux. Je vais les pousser à témoigner ou peut être trouverons-nous d’autres occasions pour échanger. Pouvez vous penser qu’un responsable d’un grand institut (musulman de confession) a changé de pratiques et a fait instaurer des règles claires dans le sens de la sauvegarde de du bien public alors que beaucoup n’y croyaient pas. Il y a du bien et du beau (louons le Seigneur pour cela) chez les autres et ensemble nous pouvons cheminer patiemment sans nous heurter. Cher Père André, merci pour le rappel. Les miens étaient en vacances communautaire et je promets dès la rentrée d’octobre bousculer les uns et les autres pour faire vivre notre page. La question sera réglée dès qu’on désignera un monsieur "animation de la page" (peut-être avec la communauté NONVIGNON qui fait beaucoup de choses avec nous) mais celà ne se fera pas aussi régulèrement que nos frères cadets qui ont certainement un peu plus de temps libre que nous. Courage. Dieu nous aime tous.
Impatient, par abbé andré quenum, 26 septembre 2009 07:21
Mon frere, je ne cacherai pas que je suis impatient de voir cela.
Vivre ma foi dans mon milieu professionnel, par Christophe C., 27 septembre 2009 14:48
Un autre pan de la question pour complèter la préoccupation de Maxime : le discours tel qu’il s’est engagé, met en profil le rapport entre employé et employeur. Que dire du cas des commerçants de nos marchés qui, à certains moments, sont sujets à des combats spirituels pour tenir ? quels discours adresser à ces femmes confrontées aux défis de la sorcellerie et de l’envoutement ? Je suppose que le marché est aussi un mileu professionnel ! Pour aller loin encore, que dire à ces zémidjanmen qui, diplômés sans emploi pour la plupart, espèrent un lendemain meilleur ! Un lendemain qui tarde à venir ! Un message d’espérance, une parole de foi, une conviction plus forte parlent souvent moins fort devant ces réalités.
Vivre ma foi dans mon milieu professionnel, par Romélia MENSAH (Conseiller en Assurances), 29 septembre 2009 15:25
chère soeur c’est une situation délicate que vous vivez et je suis sure qu’il vous arrive de vous poser la question de savoir si cela ne serait pas mieux de raccrocher et de chercher un mieux être ailleurs ; ce qui importe est de toujours se confier à la Vierge Marie car elle ne déçoit pas, Elle saura mieux que nous vous montrer le chemin à suivre. De plus c’est inscrit dans le code de travail que la religion ne doit pas être source ni de conflit ni de licenciement sur un lieu de travail. Vous n’aviez pas à avoir honte de votre foi car sans le souffle de vie que Dieu nous donne chaque jour nous ne pouvons rien faire. Ce que je vous suggère c’est d’être encore plus fervante que vous ne l’étiez, de réciter davantage le chapelet et de demander à la Vierge Marie de leur donner un coeur d’Amour afin qu’ils sachent ce que ça représente de se confier littéralement au Sgr de s’abandonner au Christ qui est notre Sauveur et Sgr.
Mon avis, par Responsable site, 29 septembre 2009 18:14
Je crois que le débat en cours est très riche, voilà pourquoi je viens donner mon point de vue. Pour moi , la conviction spirituelle est personnelle c’est-à-dire subjective. Me connaissant, je ne vois pas ce qui peut m’empêcher de vivre pleinement ma foi. Et les dévotions personnelles font partie de ce que j’appelle vivre ma foi. A la place de Gracia, je ne m’abstiendrai jamais de dire mon chapelet ou de porter ma croix. Mais comme l’ont déjà dit ceux qui m’ont précédé, je tâcherai d’accomplir convenablement mon devoir, ce pourquoi je suis payé. Par rapport à la radio, je pense que l’écouteur est vraiment bien indiqué(Evelyne). Je crois qu’il nous faut aussi oser agir en signe de témoignage (authentique), au risque de perdre même ce qui nous est cher, au nom de notre foi. S’il y en a qui acceptent de sacrifier leur vie au nom de leur foi, pourquoi pas nous. J’avoue que je n’ai pas été très objectif, je n’ai pas tenu compte du fait que gracia en agissant ainsi pourrait perdre son emploi. Mais comme je l’ai dit plus haut, moi je ne lésine pas quand il s’agit d’exprimer ma foi. Je reviendrai d’ici là car j’ai d’autres choses à dire.
Ecouteur pour radio, par Marie-Evelyne, Paroisse Saint Michel de Cotonou, 30 septembre 2009 16:23
Merci au Père René pour la suggestion concernant l’écouteur. Il est vrai que la technologie nous offre la possibilité d’écouter la radio sans déranger mais, on n’y pense pas systématiquement. Et comme vous l’avez dit, la conviction spirituelle est subjective. L’essentiel est de commencer en tant que chrétien à bien faire son travail et à avoir un comportement exemplaire dans son milieu professionnel comme partout. A plus
Fin du forum, par Responsable site, 15 octobre 2009 21:31
Nous mettons un terme à ce forum. Nous remercions tous nos frères et sœurs qui l’ont animé de tout cœur. Retrouvons-nous désormais sur le Forum du pardon déjà lancé.