PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT (Année Liturgique A)

Commentaire d’ensemble des textes

(Is 2,1-5 / Rm 13,11-14a / Mt 24,37-44)

Les catastrophes provoquées et toutes autres catastrophes naturelles de ces dernières années, ont tristement rendu célèbres diverses hypothèses fantaisistes et théories banales d’aventuristes militants qui, créent la psychose et font croire que bientôt sera la fin. L’une des dernières en vogue –jusqu’à une date récente– sur le site web prétend que le 21 décembre 2012 sera la fin du monde. Les lectures de ce dimanche qui, ouvrent notre préparation à Noël et inaugurent le début d’un nouvel an, une nouvelle année liturgique, ne parlent pas textuellement en termes de fin de notre monde sinon de : « il arrivera dans la suite des temps que… » (Is 2,2), « le salut est maintenant plus près de nous… » (Rm 13,11), « l’avènement du Fils de l’homme » (Mt 24,37). Toutes expressions qui indiquent que le « jour du Seigneur » qui vient est ou sera « un Jour de Salut ».

Le Jour qui vient est un jour de salut…
L’évangile propose une analyse de l’accomplissement définitif de cet avènement à partir d’une figure de comparaison avec les jours de Noé. Jésus nous met en face d’une telle image « apocalyptique » pour annoncer son retour. Le terme classique qu’emploient les Écritures est emprunté à l’usage d’alors où, l’arrivée d’un souverain dans une ville, la cérémonie de la manifestation d’une divinité ou l’entrée solennelle d’un empereur était accompagnée de réjouissances populaires assorties d’une évaluation ou d’un jugement. Cette visite officielle de caractère à la fois politique et religieux, était désignée sous le vocable parousie (Parousia = venue, avènement). Cet avènement glorieux et joyeux célèbre la présence de l’hôte et le jugement qu’il prononcera. Les écrivains sacrés ont dû récupérer cette idée. La venue ou la parousie du Fils de l’homme est sa présence, son être-présent à son peuple. Dieu en personne vient demeurer en nous, nous remplir de sa présence. Au temps de Noé, le déluge engloutit tous. Seuls Noé et sa famille furent épargnés : ce fut une certaine « fin du monde ». Mais à la suite des temps, le Fils apparaîtra et tous, femmes et hommes, passeront devant Lui, chacun dans la vérité de ce qu’il a été et de ce qu’il est. Chacun de nous pourra le contempler. Il sera présent en chacun de nous. Nous verrons clair dans le présent avec toute notre histoire passée pour être couronné de la gloire de fidélité qui nous attend. Cette épiphanie (manifestation glorieuse) du Christ porte en elle le projet de plénitude de la réalisation de nos vies à condition qu’elles ne soient pas comme au temps Noé. En Christ Jésus manifesté, chacune de nos vies sera exaltée à la dignité de la gloire que Dieu « effuse » en notre humanité de baptisés. Toutes les questions récurrentes autour du « futur de l’humanité », « le sens de l’histoire » et « le destin de chaque personne » s’éclairent : la venue du Fils de l’homme à la fin des temps est donc sa volonté manifeste de salut. Correspondre à cette volonté de salut, nécessite notre vigilance.

Le temps de s’y préparer est un temps de vigilance
Comme aux temps de Noé, on mangeait, on buvait, on prenait femme et mari… les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge, qui les engloutit tous (Mt 24,38-39). Ce sont des actes ordinaires de la vie de tous les jours, qui peuvent aussi nous absorber et nous plonger dans l’insouciance ; ce sont les préoccupations humaines de toutes sortes qui pourraient distraire de l’essentiel et empêcher de discerner les signes des temps. Si on n’y veille, elles plongent dans la « non-connaissance » de Dieu ; « or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul véritable Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3). Cette non-connaissance de Dieu est la racine de tous les malheurs, cause de l’infélicité humaine. Jésus met en garde contre ce manque d’attention par rapport à cette volonté de salut qui s’actualise dans sa parousie. Toute distraction sera fatale. L’ignorance du moment ne sera pas une excuse. Le temps donné pour s’y préparer est un temps de vigilance. L’impératif « veillez », sonne en grec « grêgorêite » duquel provient le très répandu prénom Grégoire. Grégoire, c’est celui ou celle qui veille, qui s’efforce d’approfondir la connaissance de Dieu et réaliser la volonté de Dieu. Cet exercice spirituel de la vigilance met en relation avec le Christ et le rend présent en nous. La vigilance nous arrache à l’insouciance et nous fait accueillir la volonté divine. Plus nous serons vigilants, plus nous serons capables de maîtriser spirituellement les désordres de notre de notre vie et les purifier. Précisément au v. 42, l’évangéliste remplace le titre « Fils de l’homme » par « votre Seigneur ». Il interpelle ainsi toute la communauté des croyants, mais avant tout c’est une note affective d’exhortation à persévérer dans la foi. Le jugement divin qu’insinuent les vv. 40-42, ne traduisent certainement pas une sentence irrévocable de tribunal. Ils affirment indirectement plutôt, une force de libération du pouvoir du péché, force de purification de nos libertés pour nous trouver dignes de ce jour de salut qu’Isaïe nous décrit en première lecture.

Jour de bonheur et de gloire…
La vision d’Isaïe nous porte en effet au cœur de la joie de ce jour-là. Littéralement, le prophète parle du « futur des jours » et non de « à la fin des jours » comme certaines traductions ont rendu le texte. La description de l’état d’harmonie, fraternité universelle et de paix retrouvée, s’opposent à toutes visées destructrices et catastrophiques. Nos regards sont tournés vers la cité future, la montagne du Seigneur, la nouvelle Jérusalem. Nos efforts d’homme sont orientés vers Dieu qui sera « tout en tous » (1 Co 15,28). Le prophète nous projette ainsi vers les biens à venir en mettant Dieu au présent dans le mouvement de l’histoire, histoire des hommes, histoire du monde. Ce mouvement est une procession solennelle de tous les peuples vers Dieu (la plupart des verbes de ce texte sont des verbes de mouvement). D’eux-mêmes, les peuples iront vers Dieu. Aucune nation ne fera peser la domination sur l’autre. Tous rechercheront la vie, la paix dans la parole de Dieu.
La trame de l’histoire de l’humanité, a donc deux protagonistes, l’homme et Dieu. Avec Dieu, l’homme et toute l’humanité, se mettent en mouvement, vers « ce futur » de bonheur. Sans Dieu, tout bascule dans le désordre : c’est l‘état de la vie des gens au temps de Noé qui ne doit pas pour autant être trop loin de tant de situations de déliquescence de notre société actuelle. Saint Paul en deuxième lecture le décrit bien (Rm 13,13). Vider Dieu de cette histoire et ce sera la fin de l’homme, la fin du monde. Isaïe proclame bien cette primauté ou centralité du Seigneur : « la montagne de la maison du Seigneur sera élevée au-dessus des montagnes…toutes les nations afflueront vers elle… ». Dieu est dans notre histoire et veut y demeurer. Il entre dans la vie et dans l’histoire de ceux qui l’acceptent et l’accueillent. L’Éternité entre dans le temps et notre temps s’épanouit et s’accomplit dans l’Éternité de Dieu. En sommes-nous toujours conscients ?

Sortons de notre sommeil…revêtons-nous du Christ.
Dans la Parole de Dieu les croyants trouvent l’énergie nécessaire à la vigilance. Le discours de Paul aux chrétiens de Rome (Rm 13,11-14a) est en ce sens une orientation impérative à être conscients du temps présent où ils doivent vivre leur vigilance, leur conversion. Ce temps est un moment de grâce. L’apôtre le reconnaît : « c’est l’heure désormais de vous arracher au sommeil ; le salut est maintenant plus près de nous… ». Notre temps désormais marqué par Jésus-Christ est un temps favorable (kairos = temps opportun, moment favorable. Il n’est pas le chronos= le temps qui s’écoule, la durée). Il n’en existe pas d’autre. Bien vivre le temps présent c’est se mettre en route vers la montagne du Seigneur qui est son Eglise pour le culte unique du Dieu unique. Laissons les œuvres de ténèbres, revêtons les armes de lumière, revêtons-nous du Christ (Rm 13,12ss) pour faire honneur à notre dignité d’homme et de chrétien. Posons la conquête du Règne de Dieu en stratégie d’intérêts et le jour qui vient ne sera pas jour de colère (dies irae) mais jour de gloire (dies gloriae). Nos choix et décisions libres sont-ils en conformité avec ce « Jour de salut » qui vient ? En cette première semaine d’Avent et du nouvel an liturgique, nous pourrions par exemple méditer davantage sur la volonté aimante de Dieu de nous sauver en son Fils Jésus-Christ ; et rayonner de la joie de cette assurance de salut en nous battant contre tout pessimisme.

Père Chelbin Alfred W. HONVO

Publié le 27 novembre 2010.

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