Orientation pour l’animation de la jeunesse diocésaine

Les diverses rencontres avec les aumôniers paroissiaux (les 20, 21, 22, 23 Octobre 2009) ont été un cadre de concertation et d’échanges pour une coordination effective de notre service auprès de la jeunesse. Les échanges se sont déroulés autour des axes majeurs suivants : aperçu sur l’état de la jeunesse sur les paroisses, les défis actuels que les jeunes lancent à l’Eglise et une vue générale sur les grandes activités pour la jeunesse diocésaine.

1) Aperçu sur l’état de la jeunesse sur les paroisses
L’état de la jeunesse diocésaine est variable d’une zone urbaine à une zone rurale. Mais de façon globale, les jeunes constituent la plus grande part des chrétiens de nos paroisses.
En zone urbaine, les jeunes, élèves ou étudiants sont nombreux ; mais leur engagement sur les paroisses est timide. La zone rurale est généralement constituée de nombreux jeunes ouvriers et artisans, non alphabétisés, mais aussi d’élèves qui généralement, après le BEPC ou le BAC, doivent se rendre respectivement dans les plus grands villages environnants pour le second cycle, ou en ville pour les études universitaires. Il est difficile en zone rurale d’établir avec ces jeunes scolarisés, une pastorale à longs termes ; mais par contre les jeunes non scolarisées constituent une opportunité. Au moment où les jeunes scolarisés des zones rurales peuvent assumer des responsabilités, ils sont déjà sur les paroisses de ville. Paradoxalement, ils ne sont pas très engagés sur les paroisses d’accueil comme d’ailleurs les jeunes qui y sont. Les mouvements de jeunes sont généralement nombreux sur plusieurs paroisses, mais sur certaines, ils sont souvent réduits à la chorale des jeunes et aux groupes des lecteurs. Pour une plus grande couverture des mouvements de jeunes dans tous le diocèse, un répertoire des différents groupes et associations de jeunes, à partir de leur fiche d’identité (charisme, activités) est indispensable.
Les jeunes des groupes ou des mouvements sont souvent très actifs pour les activités de leurs mouvements, mais pas autant pour celles de la jeunesse paroissiale ou de la paroisse. Certains groupes se ferment sur eux-mêmes et ont des difficultés de collaboration avec les pasteurs de la paroisse : il serait d’apprendre aux jeunes à cultiver le sens de l’Eglise. En certaines paroisses rurales comme urbaines, il n’existe pas de grandes activités de la jeunesse ; mais d’autres en foisonnent. Les jeunes ont besoin de grands rassemblements pour se constituer afin d’être accompagnées. Les jeunes, en dépit de leur manque d’engagement et de leur absence aux appels de formations, portent pourtant une soif. Ils sont en attente de quelque chose, en quête d’écoute et d’orientation en zones urbaines comme en zones urbaines. Des cadres doivent leur être offerts, mais avec des méthodes adaptées au monde de notre temps.

1) Quelques défis actuels
Des échanges sur les méthodes de présence e d’accompagnement des jeunes, nous avons dégagé quelques axes majeurs.

a) Axe de présence

- Présence aux jeunes pour leur témoigner la sollicitude de l’Eglise et pour les éveiller à la solidarité chrétienne à vivre déjà dans les groupes ou mouvements de jeunes.

- Prise en charge des problèmes des jeunes par les pasteurs ou par des personnes ressources sollicitées par les pasteurs (emploi, orientation, choix de vie, questions affectives, cheminement spirituel...

- Engagement des jeunes dans des réseaux de solidarité : les moyens modernes de communication peuvent y aider.

- Insistance sur le témoignage chrétien des jeunes : promotion des mouvements d’action catholique JEC et JOC dans les divers milieux de vie.

b) Axe de la formation

- Campagne autour du site diocésain et son animation permanente
- Emissions radiophoniques : JMJ et chroniques sur Radio Immaculée
- Edition d’une Revue trimestrielle spécialisée pour les questions de jeunesse
- Prédications catéchétiques durant les temps forts, avent et pâques.
- Séances d’exposés ou de conférences sur les thèmes relatifs aux jeunes Pour une formation efficiente, l’élaboration d’un plan d’action est indispensable.

c) Axe de la vie spirituelle des jeunes 

- Récollections et de retraites de façon périodique
- Sessions d’accompagnement et d’orientation
- Célébrations liturgiques pour jeunes : il faudra reprendre les expériences de Noël et de Pâques pour Jeunes, sans pour tomber dans le risque d’empêcher les jeunes de célébrer aussi les grands mystères de la foi dans leurs paroisses.

d) Axe de l’animation culturelle

- Projets de génie bibliques en cours
- Soirées récréatives à organiser à partir des textes bibliques

3) Echanges sur quelques activités pour la jeunesse
Les grands rassemblements traditionnels sont Pélé Jeunes (25ème édition) et JMJ 2010 (Thème : Bon maître, que dois-je faire pour avoir en partage la vie éternelle ?) Ecoles de foi et de prière…
Pour ces rassemblements, l’élan de la solidarité et de générosité doit être suscité au cœur des jeunes. Ceux qui auraient plus de moyens seront invités à aider les moins pourvus, de chez eux comme d’ailleurs. Nous pourrions bien célébrer le 5ème anniversaire de la mort de Jean-Paul II, grand ami de la jeunesse.
La préparation et l’organisation de ces activités seront discutées en une séance ultérieure.

Une préoccupation nous a rejoints : Jusqu’à quel âge, faut-il cesser de militer dans les mouvements de jeunes ? A cette interrogation, est connexe celle de définir le moment où le jeune passe à l’âge adulte.
Dans plusieurs groupes de jeunes, des hommes et des femmes d’un certain âge, revendiquant le droit d’être en permanence jeune, militent et occupent des responsabilités. Le risque de définir une limite d’âge pour les mouvements de jeunes est d’exclure ceux qui l’auraient atteinte. Mais par quels groupes seront-ils pris en charge spirituellement, entendu que les mouvements et associations d’adultes ne sont pas très connus.
Pour résoudre la question de limite d’âges, il faut au préalable constituer tous nos mouvements et associations en groupes de familles. Chacun pourrait évoluer dans le même groupe selon qu’il est enfant, jeune, adulte ou vieux : la famille, la Légion de Marie, en est un modèle. Son organisation pourrait avantageusement inspirer.
Mais la question de limite d’âge pour nos groupes de jeunes reste urgente. Sans tomber dans le risque de l’exclusion, nous avons souhaité que les groupes de jeunes soient dirigés surtout par des jeunes. De plus amples précisions seront portées ultérieurement.

Père Rodrigue GBEDJINOU

Publié le 5 novembre 2009.