15e mardi ordinaire
Première Lecture : Isaïe 7.1–9
Psaume : Psaume 48.2–8
Évangile : Matthieu 11.20–24
Frères et sœurs,
La liturgie de la parole de ce jour nous parle de l’accueil de la paix apportée par le Christ et sa conséquence, en effet, dans la 1ère lecture, le passage 7.1-9 résume la situation en l’an 736 av J.C., quand les peuples d’Aram (le royaume de Damas) et d’Israël (le royaume du nord avec sa capitale, Samarie) envahissent le royaume de Juda et Jérusalem (le royaume du sud). Dans cette situation, le roi Akaz pense à tout, sauf à l’aide de Dieu qui s’était engagé vis à vis des descendants de David, leur demandant de lui faire confiance et de rechercher la justice et la paix. Isaïe s’oppose au roi : si les Assyriens interviennent, Juda en souffrira tout comme Israël et Aram, en dépit de son alliance avec les Assyriens. Le roi doit compter sur l’Alliance et la protection de Yahvé.
Ne pas compter sur Dieu dans ce cas, c’est renoncer à la paix de Dieu. Conséquence : le peuple va à la déchéance. Cette déchéance est d’autant plus dramatique car Dieu s’est fait connaitre au peuple qui ne l’a pas reconnu ; c’est pour cela que Jésus prends un autre exemple dans l’évangile de ce jour pour nous faire saisir la gravité du rejet de la paix de Dieu ; en fait, Korazin et Bethsaïde dont il est question dans l’évangile de ce jour, sont deux villes où il y avait des centres d’études supérieures de religion, mais elles n’avaient pas accueilli l’Évangile. Mais Tyr et Sidon : deux villes païennes maudites par les prophètes (Is 23.1-12 ; Jr 47.4) seront jugés moins sévèrement qu’elles.
Prions, mes bien aimés, les uns pour les autres afin que la paix du Seigneur demeure en nous, mieux s’enracine en nous et que, jamais, nous ne soyons comme le roi Akaz ou comme Korazin et Bethsaïde.
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI