Accueil > 20. Repères > 30. Homélies > Nativité de la Vierge Marie, Mère de Dieu. Méditation du 08 Septembre 2009

(Année liturgique 2008–2009 : B)
23e mardi ordinaire
L’Eglise universelle, en ce jour 08 septembre 2009, fête la nativité de la Vierge Marie, Mère de Dieu. Cette solennité est pour nous le signe de la grande espérance de notre salut en Jésus-Christ, Verbe incarné dans le sein maternel de celle dont nous fêtons en ce jour la nativité. C’est de ce signe d’espérance que nous parle la première lecture tirée du livre de Michée : « Bethléem Éfrata, bien que tu sois le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ; ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Oui, Yahvé ne les abandonne que jusqu’au temps où celle qui doit enfanter aura enfanté ; alors le reste de ses frères reviendra vers les fils d’Israël » (Mi 5,1-2).
Et cette espérance en notre rédemption dans le Verbe incarné trouve comme creuset d’épanouissement l’humilité. C’est pourquoi Yahvé rappelle que c’est du plus petit clan de Juda que lui naîtra celui qui régnera sur Israël. C’est déjà là une réponse à l’interrogation des Juifs contemporains de Jésus : « de Béthléem, peut-il sortir quelque chose de bon ? ». d’ailleurs, St Mathieu dit : « Car il est écrit dans le livre du prophète : Toi, Bethléem en Juda, tu n’es pas le dernier des chefs-lieux de Juda, car c’est de toi que sortira le chef, le pasteur de mon peuple Israël. » (Mt 2,6).
Fêtez donc la nativité de la Vierge Marie, c’est faire mémoire de l’espérance de notre salut en Jésus-Christ, Verbe incarné dans le sein maternel de la Vierge Marie. Et cette Incarnation prend en compte l’humanité toute entière sans considération de peuple, de langue, de race, de mœurs, afin de ramener à Dieu tous ses enfants dispersés. C’est ce que signifie l’évangile de ce jour qui nous parle de la généalogie de Jésus-Christ selon St Mathieu.
Fêter la nativité de la Vierge Marie, c’est donc aussi rendre grâce à Dieu qui veut rassembler dans l’unité tous ses enfants dispersés dans le monde entier. C’est dans ce sens d’action de grâce que nous comprenons le cantique responsorial d’Isaïe (chp.61,10) :
« Ma joie est toute en Yahvé,
mon Dieu m’a mis l’âme en fête !
Il m’a revêtue d’une robe : son salut,
et d’un manteau qui est sa justice,
tout comme un époux se coiffe de sa couronne,
comme la fiancée se met ses bijoux ».
Frères et sœurs, rendons grâce au Seigneur, en cette solennité de la nativité de notre Mère Marie, et demandons à Dieu par son intercession la grâce de la rédemption en Jésus-Christ et la grâce d’être toujours unis à Lui dans le Christ, Verbe incarné sous l’action de l’Esprit Saint.
Abbé Adelphe ADAMBADJI