Mot d’action de grâce de Mère Marie Virginie de SOUZA à l’occasion de ses 50 ans de Vie Religieuse

Dans la foi au Dieu Père, Fils et Saint Esprit, en présence de la Vierge Marie, Reine des Apôtres, Notre Dame de l’Unité et de tous les Saints, en particulier de Saint Augustin et de Sainte Monique, des Saintes Virginie, Eléonore et Clémence, en présence de notre Institut que vous représentez, Chères Sœurs qui m’entourez en ce jour mémorable de mon Cinquantième Anniversaire de Profession Religieuse, je renouvelle mes vœux de Chasteté, de Pauvreté et d’Obéissance et je m’engage à la vie Communautaire, selon les constitutions de l’Institut des Sœurs de Saint Augustin.
Je rends grâce à Dieu le Père qui m’a créée et envoyée en ce monde, préparée par le baptême pour une mission que j’ai progressivement découverte.
Je rends grâce à Dieu le Fils, mon divin Sauveur, qui a accepté de souffrir tant d’humiliations et de tortures physiques et morales pour me remettre une alliance avec le Père et sous la mouvance de l’Esprit d’ Amour.
Je rends grâce a l’Esprit Saint qui ne cesse de me rappeler l’enseignement de Jésus-Christ mon seul Maître, mon divin Epoux.
Je remercie la Sainte Vierge Marie dont le rôle de refuge des pécheurs, de Mère Avocate et de dispensatrice des dons de Dieu est manifeste dans ma vie.
Un merci sincère filial aux parents que Dieu m’a donnés et dont la rigueur a protégé ma vocation.
Ma gratitude va aux Sœurs Notre Dame des Apôtres pour la solide formation à la vie apostolique qu’elles m’ont donnée.
Je remercie mes Sœurs de Saint Augustin avec lesquelles j’ai fait ce seau dans l’inconnu, initié cette aventure de foi qu’est le passage d’une Congrégation bien assisse à un Institut à asseoir sans ressource existante. Je leur dis merci pour leur esprit de foi et leur détermination qui ont épaulés les miens.
Merci aux Evêques qui ont éveillé notre foi pour faire l’option que nous avons acceptée de réaliser. Merci à tous les Evêques de chez nous et des Eglises Sœurs qui nous ont soutenues et continuent de nous aider paternellement.
Merci aux nouvelles générations qui se sont jointes à nous pour l’agrandissement de la Famille Religieuse, nous apportant la certitude que l’œuvre ira de l’avant avec la grâce de notre Dieu-Providence.
Merci à toutes celles qui, depuis Cinquante ans ont fait communauté avec moi et m’ont de quelque manière, formée dans mon cheminement à la suite du Christ à un attachement exclusif à Lui.
Merci à tous les prêtres pour leur soutien spirituel.
Merci à tous nos bienfaiteurs pour leur proximité et leur générosité.
Autant de grâces pour lesquelles je ne saurais jamais assez dire merci à Dieu.
Face à toutes ces sollicitudes du Seigneur, je reconnais n’avoir pas toujours correspondu avec enthousiasme et fidélité.
Aussi, je demande pardon pour tout ce que son regard de Dieu et de Père a discerné et discerne encore dans ma vie comme erreur, péché, non correspondance totale à sa Volonté et sa paternité divines.
J’implore l’indulgence de ma Congrégation d’origine, au sein de laquelle, sans l’interpellation de la hiérarchie locale, j’aurais peut-être célébré cette action de grâce.
Je demande pardon aux autorités ecclésiastiques sous lesquelles j’ai travaillé ou travaille encore, pour ce qui dans ma collaboration avec elles les ont peut-être blessées, que ces Autorités soient encore de ce monde ou déjà près du Seigneur.
Je demande pardon à mes parents défunts de les avoir parfois privés de ma présence par mon manque de visites filiales.
Et vous mes Sœurs, depuis les Supérieures Générales que j’ai eues jusqu’à ce jour, passant par mes collaboratrices à divers niveaux, celles des premières heures surtout, jusqu’à mes Sœurs qui ont fait et qui font encore communauté avec moi, à toutes et à chacune, je demande pardon pour ce qui, en moi, a pu vous blesser. Je n’oublie pas mes chères Sœurs déjà retournées à la Maison du Père.
J’implore l’aumône de vos prières à tous aujourd’hui et à l’avenir, surtout quand vous apprendrez que le Seigneur a mis fin à mon passage visible parmi vous.
Et moi, je vous promets la fidélité de ma prière fraternelle de tous les jours surtout à certaines dates chères à chacune de vous.
Que Dieu qui sait pourquoi il nous a donné une vocation à la Vie Religieuse communautaire nous réunisse toutes, un jour dans sa Maison où il n’y a que clarté, communion, actions de grâce pour les siècles des siècles.

Amen

Mère Marie Virginie de SOUZA
Sœurs de Saint Augustin du Bénin
En ce 08 Mars 2010

Publié le 10 mars 2010.

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