
Vendredi 20 Novembre 2009
1ère lecture : 1 M 4,36-37.52- 59
A la suite des victoires de Judas, Antiocus IV Épiphane signe un traité garantissant l’autonomie de la province juive (avril 164 av. J.-C.) Les Juifs triomphent et leur première préoccupation est de purifier le Temple profané par les païens (en décembre 167).
Les Juifs se savent différents des autres peuples. Dieu est celui qui décide l’avenir. A un moment donné ils résolvent le plus urgent en attendant qu’un prophète leur indique ce qu’il faut faire comme nous le constatons au verset 46. Mais la situation est paradoxale. Quand il y avait des prophètes, les Israélites ne les écoutaient pas. Maintenant ils voudraient un message, mais il n’y a plus de prophètes, et il n’y en aura plus avant Jean-Baptiste.
De plus, on le voit bien, la victoire militaire a de profondes répercussions religieuses. La liberté recouvrée permet de restaurer le culte de Dieu. Les exemples du genre dans l’histoire de l’Eglise sont foule : Constantin, Clovis… Une interpellation s’énonce pour nous aussi : quelle guerre faisons-nous, comment la faisons, sert-elle à purifier le temple de nos corps, le temple de l’Eglise et à nous préserver de tous nos paganismes et de leurs relans ?
Dieu éternel, aide-nous à prendre soin de nos prophètes et accorde-nous des victoires sur nous-mêmes afin de purifier ton Eglise et nos vies. Amen