Méditation du lundi 27 décembre 2010

Fête de Saint Jean (Jn 20, 2-8)

Je pense qu’il ne faut pas chercher de lien particulier entre la fête de Noël et celle de saint Jean. Son récit de la naissance de Jésus dans son évangile se réduit à ces quelques mots : "Le verbe s’est fait chair !" C’est vraiment court ! Mais regardons ce témoin de la première heure, appelé avec son frère Jacques à suivre le Messie (Mt 4, 21). Il vient rejoindre Pierre et André pour former la petite équipe qui suivra Jésus sur les routes de Palestine.
Si Jésus a choisi Pierre comme chef de son Eglise et responsable de ses apôtres, Jean a cependant une place spéciale parmi les douze. Il est "Celui que Jésus aimait !" C’est sous ce surnom qu’il se désigne lui-même dans son évangile. C’est lui, avec Pierre et Jacques qui assiste à la transfiguration et à l’agonie de Jésus. Il est celui qui reposa sur la poitrine de Jésus à la dernière Cène, signe d’une amitié très grande entre lui et Jésus. Il est le seul qui va rester avec Marie au pied de la Croix. C’est donc lui qui nous représente lorsque Jésus dit à Marie : Voici ton fils ! Il est le premier à croire lorsqu’avec Pierre, il court au tombeau et le trouve vide.
C’est encore lui qui reconnaît Jésus lors de la pêche miraculeuse après la résurrection (Jn, 21,7). Enfin, à travers son Evangile et ses lettres, il nous fait découvrir l’amour de Jésus et ce grand commandement de Jésus : "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés !"
Même s’il a dormi avec ses deux compagnons pendant l’agonie de Jésus, il a cependant écouté attentivement le discours de Jésus pendant la Cène, pour nous rapporter ces paroles si émouvantes de Jésus qui parle à son Père, qui prie pour nous, dans les chapitres 13 à 17. Je pourrai me demander : "Qu’est-ce qui me plaît davantage dans cette vie de Saint Jean ? Comment peut-il être un modèle pour moi aujourd’hui ? Que faut-il changer dans ma vie pour que je lui ressemble un peu plus ? Il ne fait rien de difficile pendant sa vie, pas de miracle, c’est même le seul qui ne sera pas martyr. Alors, qu’est-ce qui fait de lui le disciple préféré, celui que Jésus aimait et aime encore ?
Et moi, est-ce que je peux dire aussi : Jésus m’aime d’un amour particulier ? Que trouve-t-il en moi à aimer ? Oui, malgré mes péchés, je sais qu’il m’aime. Alors, comment vivre en conséquence ? Prenons le temps de répondre à ces questions, et même d’en parler avec Jésus pour lui dire ce que nous avons l’intention de faire pour l’aimer davantage.

Père André CHAUVIN, SMA

Publié le 27 décembre 2010.

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