Méditation du Vendredi 9 Juillet 2010

Mt 10, 16-23

Jésus envoie ses disciples en mission. Il associe des hommes faibles et fragiles à sa mission de rédemption. Contemplons Jésus dans sa bonté qui s’exprime à travers la confiance qu’il fait à des pécheurs. Quel honneur ! Quel privilège ! Mais l’honneur, comme on dit, est une charge. La charge ici, c’est la souffrance et la contrariété inhérentes à la mission. Et le Christ n’épargne rien pour mettre ses disciples en garde : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups…Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues » . On ne peut pas être un disciple sérieux et échapper à l’hostilité, l’adversité, la méchanceté, la cruauté orchestrées par l’Ennemi par le truchement de certains hommes qui ne sont rien d’autre que ses suppôts. C’est une triste réalité dont l’actualité foudroyante peut inspirer frayeur et stupeur. Mais le Christ donne à ses disciples le moyen sûr de se tirer d’affaire. Ne jamais se fier à son intelligence, renoncer à soi-même et s’abandonner à l’Esprit Saint et se laisser conduire par Lui et par Lui seul : « …Ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz…Ce n’est pas vous qui parlez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » Etre chrétien, c’est apprendre au jour le jour à se laisser conduire par l’Esprit Saint en dépit de l’adversité, de l’hostilité, de la méchanceté que peut nous valoir le choix que l’on a fait de suivre le Christ.
Seigneur, au cœur des adversités, apprend-nous à nous laisser conduire par le Paraclet que nous avons tous reçu au Baptême. Donne-nous de ne pas le contrister.

Abbé Yves Kadjogbé DJEGUI.

Publié le 9 juillet 2010.

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