Sg 2, 1.12-22. Ps 33. Jn 7, 40-53
La leçon du livre de la Sagesse est bien claire et valable pour certains croyants qui tombent dans le piège du découragement à cause de l’apparente prospérité ou victoire des impies. Même s’il semble se taire, Dieu voit le mal et rémunère le bien. Le mal n’a pas le dernier mot. Dieu est justice et crée la justice. C’est cela la consolation du croyant et son espérance. Les impies raisonnent mal, ils s’égarent, car leur malice les aveugle. Ils ignorent les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas de rémunération pour la sainteté, ils ne croient pas à la récompense des âmes pures. Tout change pour l’homme, selon le fait que Dieu existe ou qu’il n’existe pas. Croire en Dieu c’est croire qu’il est l’unique vrai Dieu : le Créateur - le Sanctificateur - Le Juge. Lorsqu’il se maintient dans la perspective du bien comme sainte volonté de Dieu, lorsqu’il persévère dans ce qui se révèle à lui comme conforme à sa vocation et à sa mission sur la terre, l’homme de foi peut affronter l’adversité en la considérant comme instant où est possible des purifications et des guérisons qui rendent l’âme mûre pour la communion avec Dieu, pour le jugement de Dieu.
La perspective de la volonté de Dieu a permis à Jésus d’être à même de monter à Jérusalem malgré les inquiétudes légitimes de ses frères, d’affronter la foule des juifs qui ne le désire pas, de se présenter comme l’Envoyé. Une fois encore contemplons la liberté intérieure du Christ et sa communion avec le Père. Voilà l’une des vérités les plus essentielles du Christianisme que le temps du carême nous invite à contempler.
Père Frédéric VIADENOU