Méditation du Vendredi 7 Octobre 2011

Joël 1,13-15.2,1-2. / Ps 9(9A),2-3.6.16.8-9. / Lc 11,15-26.

Notre-Dame du Rosaire

Un nouveau sens de la vie, de l’existence humaine nait dans la communion avec Jésus-Christ vivant ; non seulement comme un personnage historique, un maître de sagesse, un leader religieux, mais aussi comme un homme où Dieu habite personnellement. C’est cette expérience qui fait l’originalité du Christianisme et tous sont appelés à s’y ouvrir.
En montrant le raidissement des pharisiens devant la vérité du Christ, c’est à nous même que l’Evangile s’adresse. Il nous arrive de désespérer du Christ et de vivre comme s’il n’a pas de consistance en lui, de ne plus puiser à la lumière de sa vérité et de sa sincérité, de céder à la tentation des mensonges des solutions immédiates des fausses libertés promises et sécurités garanties. Que Marie par le rosaire nous montre, de nouveau, le chemin d’une authentique école de prière chrétienne. Le rosaire est une prière typiquement méditative et correspond, à la « prière du cœur » qui est en un certain sens la « prière de Jésus ». Par le rosaire, nous contemplons, nous tournons nos cœurs vers le Seigneur. Par son spécial et méditatif parcours des mystères douloureux, joyeux, glorieux et lumineux, le rosaire est le résumé de l’Evangile, il est vraiment orienté vers le centre christologique de la foi chrétienne, de sorte que, « à travers l’honneur rendu à sa Mère, le Fils [...] soit connu, aimé, glorifié. Le Pape Jean Paul II a mentionné dans une belle lettre mariale : redécouvrir le Rosaire signifie s’immerger dans la contemplation du mystère de Celui « qui est notre paix », ayant fait « de deux peuples un seul, détruisant la barrière qui les séparait, c’est-à- dire la haine » (Ep 2, 14). On ne peut donc réciter le Rosaire sans se sentir entraîné dans un engagement précis de service de la paix.

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 7 octobre 2011.

20. Repères