Le vendredi de la 31e semaine du temps ordinaire Rm 15,14-21. / Ps 98(97),1.2-3ab.3cd-4. / Lc 16,1-8.
J’ai mis cependant mon honneur à n’évangéliser que là où le nom du Christ n’avait pas encore été prononcé, car je ne voulais pas bâtir sur les fondations posées par un autre, mais je voulais me conformer à cette parole de l’Écriture : Ceux à qui on ne l’avait jamais annoncé, ils verront ; ceux qui n’en avaient jamais entendu parler, ils comprendront.
Bâtir sur les fondations posées par un autre peut être une option pour la provocation et un refus d’aller où le Christ nous envoie. Beaucoup de communautés nouvelles sont habilement propagandistes, et pratiquent la malhonnête stratégie de bâtiment sur les fondations des autres, ils récoltent là où, ils n’ont pas semé. Ils détournent les fidèles de leur église initiale.
Soyons comme saint Paul : à l’essentiel, vrai, juste, libéré et amoureux du Christ. Un feu ne peut être allumé que par quelque chose qui est lui-même enflammé. La Bonne Nouvelle de Jésus Christ ne peut être annoncée que par ceux qui sont pris et inspirés par l’amour du Père pour ses enfants, manifesté dans la personne de Jésus Christ. Cette annonce est une mission qui a besoin de saints hommes et de saintes femmes qui feront connaître et aimer le Sauveur par leurs vies. Ainsi, une annonce réussie de la Bonne Nouvelle du Salut, ne peut être mise en place que si ceux qui évangélisent sont eux-mêmes embrasés par l’amour du Christ et brûlants de zèle pour le faire connaître plus largement, le faire aimer plus intensément et le faire suivre de plus près.
L’annonce ne vient pas d’abord d’un excès de sectarisme ni d’un esprit de prosélytisme, ni du moindre sens de supériorité. On évangélise par obéissance au commandement du Christ, sachant que toute personne a le droit d’entendre la Bonne Nouvelle de Dieu, Lui qui se révèle et se donne dans le Christ.
Père Frédéric VIADENOU