He 13, 1-8 Ps 26 Mc 6, 14-29
Que le mariage soit honoré de tous et le lit nuptial sans souillure. Car Dieu jugera fornicateurs et adultères.
Une exhortation n’est pas seulement la partie conclusive d’une lettre apostolique ou une simple application pratique dans un discours de foi ; c’est un genre spécifique d’une portée religieuse, une manière directe de parler non seulement pour instruire et corriger mais insister et donner la conduite à suivre. C’est mettre en mouvement l’auditeur. Tout lui est dit, il sait ce qu’il doit faire, il n’a même plus à le déduire et lui faut agir, être vigilant envers les destructions de sa foi ; être patient, être courageux, être persévérant, être digne de ce qu’il est. Il est invité à agir au nom de Dieu ou d’une vérité de foi qui est en lui. L’exhortation désire semer abondamment dans le coeur le courage, l’espérance, l’enthousiasme. Refuser l’exhortation est toujours signe d’endurcissement du cœur ou tout au moins refus de la vérité. < BR>
La lettre aux hébreux est comme les autres épîtres catholiques que nous trouvons dans le Nouveau Testament. Elle contient une suite d’exhortations morales qui se succèdent sans lien apparent sur les thèmes l’hospitalité, la sainteté de vie, la charité fraternelle etc…. C’est dans ce contexte là qu’il faut aussi comprendre l’idée du mariage à honorer avec son implication directe pour le jugement de Dieu. C’est celle-ci que je vous invite à réécouter et à vous approprier.
Il y a un grand danger dans l’adultère et le divorce, la polygamie et l’union libre. Ils sont des offenses graves à la dignité du mariage. L’exemple de Hérode et d’Hérodiade nous montre bien que l’adultère est une infidélité, une injustice et marque une régression vers l’animalité. L’adultère est comme l’idolâtrie une erreur de l’esprit or l’erreur de l’esprit entraîne toujours le dérèglement des mœurs. L’adultère d’Hérode l’a conduit au meurtre. Ainsi quand l’esprit est atteint, la société court le risque d’être ébranlé dans ses fondements : le mépris de la vie et des droits d’autrui, la profanation du mariage, la déloyauté et surtout par la violation constante des serments fondamentaux. L’homme cesse de porter Dieu dans le cœur.
"Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère."
Cessez d’attirez à vous les maris d’autrui, vous blessez le droit de sa conjointe et portez atteinte à la dignité du mariage ! Cessez d’attirez à vous les femmes d’autrui vous alimentez les réseaux puissants de destruction des foyers et vous compromettez la génération humaine et des enfants qui ont besoin de l’union stable de leurs parents ! Vous introduisez un désordre dans la cellule familiale et dans la société. Ce désordre entraîne des préjudices graves : pour le conjoint, qui se trouve abandonné ; pour les enfants traumatisés par la séparation des parents, et souvent tiraillés entre eux ; pour son effet de contagion, qui en fait une véritable plaie sociale.
Dieu jugera fornicateurs et adultères.
Père Frédéric VIADENOU