Méditation du Vendredi 30 Septembre 2011

2011 ( 26e sem du temps ordinaire) – St Jerôme,

Baruch 1, 15-20 ; Ps 78 ; Lc 10, 13-16

La confession de ceux qui reviennent d’exil est une profond acte de contrition que nous pouvons nous approprier ; « tu as raison de nous traiter Seigneur selon ta justice. Car nous avons péché. ..Nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, à travers toutes les paroles des prophètes qu’il nous envoyait. Chacun de nous, selon la pensée de son cœur mauvais, est allé servir des dieux étrangers et faire ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu ». La tendance à l’indifférence vis-à-vis de nos péché fragilise notre âme. C’est l’une des misères du monde d’aujourd’hui, il veut le progrès sans Dieu et sans contrition, il trouve que Dieu est injuste et responsable du mal, il croit que celui-ci a une racine autre que le cœur de l’homme, il ne veut pas comprendre que l’homme a besoin du beaucoup plus que le pain qu’est la grâce et la miséricorde. « Pour qu’il puisse jouir d’une vie en plénitude, il lui faut quelque chose de plus intime, de plus personnel et qui ne peut être accordé que gratuitement : nous pourrions dire qu’il s’agit pour l’homme de vivre de cet amour que Dieu seul peut lui communiquer, l’ayant créé à son image et à sa ressemblance ». Les remèdes extérieurs pour rétablir l’ordre et guérir l’âme ne suffisent pas. Plus encore l’homme doit accepter d’être « sauvé par Dieu qui seul peut le libérer du mal intérieur enraciné dans son cœur et qui se manifeste par le refus d’écouter les prophètes. Il nous renoncer à « l’autosuffisance », il nous faut l’humilité de la contrition, de la confession, de la conversion.

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 30 septembre 2011.

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