Méditation du Vendredi 3 Février 2012

Le vendredi de la 4e semaine du temps ordinaire

Sirac 47,2-13. / Ps 18(17),31.47.50.51. / Mc 6,14-29.

Après le péché de David ; il se repent dans une contrition profonde et pose des actes de foi en la miséricorde de Dieu. Le Seigneur a pardonné les péchés de David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui l’Alliance avec les rois, le trône de gloire d’Israël. La Bible ne nous dit pas seulement le péché est un mal ou que nous sommes pécheurs mais elle nous apprend que nous avons un Dieu qui pardonne le péché et qui, après l’avoir pardonné, l’oublie, l’efface, fait de nous une créature nouvelle. Tandis que l’homme oublie facilement Dieu, Lui reste fidèle. Le pape Benoit XVI nous dit : avoir une mémoire de la bonté du Seigneur est une richesse. La mémoire devient force de l’espérance. La mémoire nous dit : Dieu existe, Dieu est bon, éternelle est sa miséricorde. Et c’est ainsi que la mémoire ouvre la voie vers l’avenir, même dans l’obscurité d’un jour, d’un moment : c’est la lumière et l’étoile qui nous guide ».

Et il renchérit sous nos yeux à la cathédrale de Cotonou : « La miséricorde divine, ne consiste pas seulement en la rémission de nos péchés ; elle consiste aussi dans le fait que Dieu, notre Père, nous ramène, parfois non sans douleur ni affliction ni crainte de notre part, sur le chemin de la vérité et de la lumière, car il ne veut pas que nous nous perdions. Cette double expression de la miséricorde divine, montre combien Dieu est fidèle à l’alliance scellée avec chaque chrétien dans le baptême. En relisant l’histoire personnelle de chacun et celle de l’évangélisation de nos pays, nous pouvons dire à la suite du psalmiste : « Je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur » (Ps 89 [88], 2). »

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 3 février 2012.

20. Repères