1er Vendredi de l’Avent - St François Xavier, Journée des handicapées
Is 29, 19-24 ; Ps 26, 1,4,13-14 ; Mt 9,27-31
Attendre est un don de Dieu, un moment de qualité et un moment de libre option pour Dieu. Les vrais virus qui nous menacent d’infécondité sont l’impatience, la dispersion et aussi la hâte et la démesure. Le temps de l’Avent a ceci de spécifique, il nous ouvre à la plus grande attente de l’humanité, à la plus grande espérance : le sauveur de l’homme. L’espérance qui apporte à la fois Dieu, le salut, la sécurité et la lumière. Il apprend à l’homme à comprendre que Dieu est le fondement de l’espérance – non pas n’importe quel dieu, mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu’au bout – chacun individuellement et l’humanité tout entière. Son Règne n’est pas un au-delà imaginaire, placé dans un avenir qui ne se réalise jamais ; son règne est présent là où il est aimé et où son amour nous atteint. Seul son amour nous donne la possibilité de persévérer avec sobriété jour après jour, sans perdre l’élan de l’espérance, dans un monde qui, par nature, est imparfait. Et, en même temps, son amour est pour nous la garantie qu’existe ce que nous pressentons vaguement et que, cependant, nous attendons au plus profond de nous-mêmes : la vie qui est « vraiment » vie. SPE SALVI 31
Les esprits égarés apprendront l’intelligence, et ceux qui murmurent recevront l’instruction nous indique la finale de la première lecture pour nous impliquer dans l’idée que l’Avent est à vivre comme un temps d’apprentissage. Nous n’accueillons vraiment Dieu lorsque nous ne perdons pas de vue que nous nous situons ici bas dans un processus de continuel apprentissage de la foi.
Le psaume responsorial est une confession de foi individuelle en Dieu le salut, la sécurité, la lumière…comme pour nous rappeler que Dieu est le fondement et que le plus grand drame de nos vies c’est nos constructions sans fondement et le manque de profondeur aussi bien dans nps relations que dans notre éducation, lieu par excellence des fondements. Espère en Dieu ! Courage ! Que ton cœur soit ferme ! Espère en Dieu le Seigneur ! Ce que conseille le psalmiste c’est lutter contre l’impatience, la dispersion et aussi la hâte et la démesure et cultiver l’espérance, le courage et la fermeté du cœur et de la foi.
C’est cela que la rencontre avec Jésus vient de débloquer dans la vie des deux aveugles de l’Evangile : ils sont sensible désormais et plus profondément à tout regard qu’il posent et qu’ils croisent, ils brûlent de porter la parole d’espérance : Dieu nous guérit…mettons en lui toute notre espérance. Que chacun nous prie les yeux fermés en disant
Ouvre mes yeux Seigneur aux merveilles de ton amour, je suis l’aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir
Père Frédéric VIADENOU