Méditation du Vendredi 29 Avril 2011

Ac 4, 1-12 ; Ps 117, 1-2.4.22-26 ; Jn21,1-4

Dans l’Evangile de ce jour, l’apparition de Jésus a lieu dans le contexte d’une pêche miraculeuse. L’expérience des pêcheurs rencontrés réoriente nos vues sur le travail quotidien de tout être. En pensant à leur nuit de travail sans résultat je pense à tous les travailleurs qui se mettent en mouvement chaque jour et qui attendent de leur travail bon résultat, productivité, salaire, épanouissement, sécurité et vie. Ce n’est pas peu d’indiquer une fois encore par là que les disciples du Christ sont eux aussi des hommes et qu’ils portent leurs soucis humains. Nous vivons comme les disciples animés de grands espoirs, de tant de beaux projets pour l’avenir. Nous ne devons pas oublier cependant que la vraie plénitude de vie ne se trouve que dans le Christ, mort et ressuscité pour nous. Seul le Christ est capable de remplir jusqu’au fond l’espace du cœur humain. Lui seul donne la force et la joie de vivre, et cela malgré toute limite ou tout empêchement extérieur.

Jésus est devenu le centre de la vie des disciples : de leur faire ensemble, de leur être ensemble et de leur dire ensemble et dès ce moment tout se vivait différemment. Seuls ils étaient enfermés par peur et ensemble, ils peuvent aller à la pêche. Seuls Pierre a renié le maître, mais avec les autres il peut parler au peuple. Seuls la pêche a fait fiasco mais avec Jésus elle fut plus abondante à la taille de l’inattendu. Une parole, une obéissance et la prise de conscience d’une présence ont suffi pour cela : ils jetaient le filet à droite de la barque…ils savaient tous que c’était le Seigneur... Laissez à nous seuls nous sommes maladroits et nous jetons le filet à gauche de la barque. De plus nous ne voulons pas savoir si le Seigneur est avec nous ou pas. Ne pas être seul facilite l’humanisation et la foi. Se retrouver rend les relations fécondes. Tout groupe est une école de foi, il insère dans une tradition et mobilise. Il prélude ainsi à l’action.

Que Pâque provoque en nous la certitude d’avoir découvert Dieu, l’adoption de l’Eglise comme notre vraie famille et surtout l’engagement à nous mettre en mouvement pour le salut de tout homme.

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 29 avril 2011.

20. Repères