Méditation du Vendredi 28 Janvier 2010

Retenons certaines leçons à partir des deux paraboles du royaume qui nous sont proposées en ce jour : celle de la semence qui croit sans cesse et celle du grain de Sénevé.

Quand un homme jette de la semence en terre ; qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu’il sache comment. Donc c’est par sa propre vertu que la semence germe et croît jusqu’au temps de la moisson …l’homme ne sait pas comment mais Dieu oui. C’est ainsi le royaume ; nous dit Jésus. En toute chose il y a le temps de la semence, le temps de la fécondation et le temps de la moisson, tous sont l’œuvre de Dieu à laquelle nous coopérons. N’oublions jamais ces principes qui valent pour le travail agricole ainsi que pour tout autre secteur de l’activité humaine et s’enracine dans le coeur de l’homme. Il nous faut apprendre vraiment à lire[1] selon les grilles du royaume de Dieu. Notre vie est une marche vers Dieu.

Le royaume des cieux est comparable à la plus petite de toute les semences : le grain de sénevé …une fois qu’elle a poussé, dépasse toute et devient le plus grand arbre : il y a là un aspect de petitesse de départ qui est une vertu et qui porte toujours en soi une incomparable grandeur future qui ne se voit que par un esprit sain. Retenons surtout ici que ce sont les petits gestes qui font la paix, les petits sourires qui font l’amour, les petites joies qui font le bonheur, les petites fleurs qui font le jardin, les petites fidélités qui font la vérité. Toutes les grandes choses commencent par un petit grain. Le pouvoir sans l’humilité n’est jamais signe de la présence de Dieu. Cette structure permanente de l’agir divin nous pousse à l’humilité et doit nous habiter en permanence. Dieu agit même s’il ne paraît pas au premier plan. Même si c’est par des chemins qui ne correspondent pas toujours à nos attentes. Les vrais chemins, les vraies luttes, les vraies souffrances, les vrais idéaux dont on ne connaîtra les bons résultats que des années plus tard sont l’apanage des vrais fils du royaume. Ne cherchons pas d’abord à être au centre, ou au sommet de la gloire encore moins à nous singulariser : le bien, le beau et le vrai ne font pas du bruit. L’immédiat est éphémère. Marchons au rythme du royaume !

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 28 janvier 2011.

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