Méditation du Vendredi 26 Février 2010

(Année liturgique 2009–2010 : C)

Première Lecture : Ézéquiel 18.21–28
Psaume : Psaume 130.1–8
Évangile : Matthieu 5.43–48

Frères et sœurs bien aimés,
Le ton de la liturgie de la Parole de ce jour, Vendredi 1ère semaine de Carême, nous est donné par le Psaume responsorial, un Psaume pénitentiel, mais surtout une prière de confiance en Dieu :
« Des profondeurs, j’ai crié vers toi, Seigneur,
Seigneur écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse accueillante
au cri de ma prière ».
en effet, au début de ce temps de carême, la Parole de Dieu nous interpelle pour que nous crions vers Dieu de nous sauver de la condamnation éternelle ; car l’évangile de ce jour nous dit :
« Vous venez d’entendre qu’on a dit à vos ancêtres : Tu ne tueras pas. Si quelqu’un a tué, il doit passer en jugement. Mais moi je vous dis : si quelqu’un se met en colère contre son frère, il mérite un jugement ». Ici commencent les oppositions : Vous avez entendu… mais moi je vous dis. Cette formule va se répéter six fois. Jésus fait allusion à la lecture biblique qui se faisait chaque sabbat dans les synagogues ; de même que dans l’Église aujourd’hui, chaque semaine avait ses lectures assignées. On écoutait le texte hébraïque ou sa traduction en araméen, la langue parlée, et les dirigeants de la synagogue ou les invités de passage faisaient le commentaire. Jésus s’était fait connaître en prenant la parole dans ces assemblées, et il est probable qu’il a dit bien des fois : Vous venez d’entendre, et moi je vous dis, car “il parlait avec autorité” (Mt 7.29). Jésus ne remet pas en cause les exigences de la Bible, il ne se contente pas non plus d’en faire le commentaire ; la loi du Christ, c’est un appel à la purification du cœur, c’est-à-dire de nos intentions et de nos désirs. C’est une lucidité nouvelle qui naît d’un regard jeté sur Dieu. Quand nous nous tournons vers le Père (et c’est là la grande nouveauté : imiter Dieu-Père : 5.48), nous découvrons combien les critères humains de la moralité sont imparfaits.
N’appelons pas péché seulement ce qui se voit et se condamne. Mes péchés sont toutes ces mauvaises pensées et désirs que j’entretiens en moi et qui produisent de mauvaises actions quand l’occasion se présente. Jésus reviendra bien des fois sur ce point : 12.34. Et, c’est en évitant ces péchés que nous vivrons : c’est ce qui sort d’ailleurs de la prophétie d’Ezéchiel que nous venons d’entendre dans la 1ère lecture de ce jour : « Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il se met à observer tous mes commandements et se conduit selon le droit et la justice, il vivra et ne mourra pas ».
Frères et sœurs bien aimés, prions le Seigneur, afin qu’il nous donne de vivre en évitant le péché qui entraime à la mort, la mort éternelle.

Abbé Adelphe ADAMBADJI

Publié le 25 février 2010.

20. Repères