Le vendredi de la 34e semaine du temps ordinaire
Dn 7,2-14. / Dn 3,75.76.77.78.79.80.81. / Lc 21,29-33.
…et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.
Fils d’homme est une expression abondamment utilisée dans un sens courant : " être humain ", né d’une femme avec des traits ‘une identité divine pas totalement dévoilée. C’est surtout le mystère d’une humanité qui est signalée. Ici, Daniel décrit au IIème siècle av. J-C, une vision de la nuit où il a vu Dieu sous l’apparence d’un " vieillard " sur son trône céleste, servi par des milliers d’anges. Dans sa vision apparaît aussi un être " comme un fils d’homme ", figure allégorique d’Israël, " peuple des saints du Très-Haut ".
Fils de l’homme " est une expression utilisée essentiellement par Jésus : 44 fois dans l’évangile de Matthieu, 43 fois dans celui de Luc, 12 fois dans celui de Jean et 10 fois dans celui de Marc, soit 109 fois pour 31 occurrences. Sans Matthieu, cela donne 65 utilisations pour 27 occurrences. Le Fils de l’homme, dans ses propos, c’est le Verbe incarné, « Personne n’est jamais monté au ciel hormis celui qui en est descendu, le Fils de l’Homme dont la demeure est au ciel. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils Unique » (Jn 3,16) ; il devra souffrir et mourir avant d’entrer dans sa gloire : Caïphe au milieu de l’assemblée du tribunal, met Jésus en demeure de dire s’il est le Fils de Dieu. « Vous l’avez dit, répond Jésus, je le suis ; de plus, je vous le dis, vous verrez le Fils de l’Homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel » (Mt 26,64). Notez que Jésus ne dit pas « Vous verrez le Fils de Dieu », mais « le Fils de l’Homme ». Jésus est vrai Dieu et vrai homme. Son existence, à la fois éternelle et temporelle, est entièrement contenue dans cette expression. On ne pèche pas moins en rejetant l’humanité du Christ, qu’en niant sa divinité.
Faisons en sorte que notre cœur, nos âmes et notre esprit soient touchés par ce fait. Dieu est devenu l’un de nous, afin que nous puissions être avec Lui, devenir semblables à Lui. De cette façon nous apprenons à le connaître. Ce qui intéresse Dieu c’est que nous soyons des âmes simples, des veilleurs, disponibles et à l’écoute de sa parole et de son plan de communion avec l’humanité avec chaque homme et nous mettre à son service. Dieu aime tous les hommes parce que tous sont ses créatures. Mais certaines personnes ont fermé leur âme ; son amour ne trouve aucun accès auprès d’eux.
Père Frédéric VIADENOU