
La vie chrétienne authentique suppose une tension permanente vers la sainteté. Le baptisé ou l’homme de Dieu doit se sentir toujours interpeller par l’appel pressant du Christ :" Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait." Pour atteindre cette perfection, il nous faut avant tout prendre conscience de notre nature pécheresse et vouloir le combattre. Cela nous conduit inévitablement à l’expérience de Saint Paul que relate la première lecture de ce jour. « Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. » Rm 7-19. L’homme se trouve alors dans un mouvement dialectique "de faire" ou "de ne pas faire", "de vouloir" ou "de ne pas vouloir" ; autrement il se retrouve dans la dialectique du bien et du mal. En stigmatisant cette vérité chrétienne, Paul attire notre attention sur la précarité de l’expérience humaine. Autant la vie est combat autant le salut en est un. La voie salvifique que le Christ nous a montrée et démontrée demeure pour chacun et pour tous le cadre par excellence de conversion. Cette conversion doit se traduire dans les comportements, les faits et les gestes. Nous ne devons pas oublier notre identité de fils de Dieu créé à son image et à sa ressemblance. Ainsi, mû par cette foi et conduit par l’Esprit du Seigneur le chrétien doit s’efforcer de discerner dans les événements présents, les exigences et les requêtes de son temps qui sont les signes véritables de la présence et du dessein de Dieu. Ce Dieu qui continue d’agir dans le quotidien de notre vie, de nous parler et de nous interpeller en nous offrant des signes. C’est un rendez-vous prodigieux et exceptionnel auquel nous ne devons pas manquer. Chers amis luttons contre la suffisance, évitons l’hypocrisie, vivons dans l’humilité et la vérité les moindres événements de nos vies comme les plus grands ; ainsi, Dieu sera tout en tous.