VENDREDI 7ème SEMAINE DE PÂQUES
M’aimes-tu vraiment, toi ?
L’antienne d’ouverture à la célébration de ce jour rappelle et confirme l’amour du Christ de qui viennent la délivrance de nos péchés et la dignité sacerdotale. En effet si le Christ nous délivre de nos péchés et fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu son Père, c’est parce qu’il nous aime d’un amour inconditionnel. Il aime chacun de cet amour vécu entre Lui et son Père. Il veut alors s’assurer de la démarche retour, de la réponse de l’homme. C’est en la personne de l’apôtre Pierre qu’il pose la question à chacun de nous. "M’aimes-tu ?"
La question aurait pu être posée à l’apôtre Jean, le disciple que Jésus aimait. Peut-être que Pierre était celui qui aimait Jésus le plus fortement. La question posée à Pierre peut avoir deux sens : le premier : "Toi, Pierre, es-tu encore le premier, comme tu l’as été le jour où tu m’as déclaré Messie à Césarée de Philippe ?" Et là, Pierre prend la mesure de sa propre faiblesse. Le second sens : "As-tu vraiment livré ta vie pour le salut du monde, comme je l’ai fait moi-même ?" Si tu parviens à imiter ton Maître, alors tu pourras paître son troupeau. Mais toutes les fois où tu te compareras à toi-même, tu te rendras toujours compte de toute ta faiblesse. C’est aussi la prédication de la passion de Pierre : "Jeune, tu allais où tu voulais, vieux, tu seras à la merci des autres" Prédication que chacun réalise en sa vie ! Après des années de générosité active, la mesure de notre amour sera dans l’abandon de tout amour propre, physique, intellectuel ou spirituel, comme ce fut les cas de l’apôtre Paul dans la première lecture. Efforçons-nous de répondre à la question de Jésus : "M’aimes-tu vraiment ?" et donnons-lui les preuves de notre réponse en le prenant pour modèle.
Père Marc DOSSOU