Méditation du Vendredi 20 avril 2012

2e semaine de Pâques

Ac 5,34-42 Ps 26 Ps 27,1 ; Jn 6,1-15

Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Messie.

Dans le passage du livre des actes, nous sommes d’abord marqués par la vision du monde qui prend forme dans les propos de Gamaliel : Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. Les évènements s’ils sont vrais ne peuvent pas avoir l’homme seul comme moteur mais une force invisible Dieu. En ce mettant en guerre contre les apôtres, on pourrait se retrouver en guerre contre Dieu. Il y a là un chemin inattendu pour pénétrer la réalité de l’amour de Dieu qui l’emporte sur toute haine. Dieu est le maitre de l’histoire.

Ensuite il y a une vision surnaturelle des évènements et de l’expérience de la joie par les apôtres eux—mêmes : en sortant du grand conseil, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. La vraie joie n’est pas le fruit du divertissement, ce n’est pas être sorti des engagements de la vie et de ses responsabilités ; ce n’est pas seulement sortir victorieux d’un rapport de force : c’est quelque chose de plus profond. Ce n’est pas un simple état d’âme passager, ni quelque chose que l’on obtient de ses propres forces, mais un don qui naît de l’expérience reconnu de la rencontre avec la personne vivante de Jésus, de l’espace que nous lui faisons en nous, de l’accueil que nous réservons à l’Esprit Saint qui guide notre vie, de la présence de Dieu à travers Jésus ; qui vient remplir nos cœurs de bonté, de bonheur, d’espérance dans le salut éternel. Il nous fait pénétrer l’histoire du monde autrement afin de l’ouvrir au mystère de Dieu, au salut qui vient de son amour. En Jésus, nous pouvons prendre part à une vie nouvelle qui nous appelle à combattre le mal de notre monde avec une confiance renouvelée, et à trouver notre joie dans ce qui est bon.

Un seul souci les habite : que le monde sache que Jésus est le messie. Non seulement quelqu’un que Dieu choisit en lui confiant une mission ou un ministère particulier mais le Fils « engendré » par Dieu, « engendré, non pas créé, « de même substance que le Père », « celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde » (Jn 10, 35), le Fils de l’homme qui doit venir dans la gloire de son Père… et pour rendre à chacun selon ses actions. » (Mt 16, 27.)

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 20 avril 2012.

20. Repères