19 août 2011 : Saint Jean Eudes
Rt 1, 1.3-6. 14b-16.22. Ps 145. Mt 22, 34-40
L’estime mutuelle vécue entre Ruth et sa belle mère Noé mie nous est très suggestif de la manière dont l’amour doit circuler entre belle mère et belle fille :
Noé mie avant d’être veuve est une épouse et une mère. Et elle est demeurée fidèle à sa maternité. Cela porte toujours des fruits de force pour la communion dans la famille. Ainsi s’explique son influence de belle mère sur Ruth. Qui décide de ne plus jamais l’abandonner. Une mère donne la vie et la protège, elle accompagne avec le cœur. Sa vocation est la garde de l’homme et sa force est de communiquer l’amour par l’attention, l’affection, la générosité, la compréhension, la patience, les encouragements et le pardon mutuels. Ce sont là souvent les lieux où nous faisons nos plus riches expériences du bonheur et de la paix. L’amour a vraiment animé le lien familial qui existe entre elle et ses belles filles. Dieu a su faire circuler beaucoup de grâce à travers les soins et l’amour qu’elle leur donnait ; et à travers les services réciproques de tous les jours qu’elles se rendaient mutuellement. Elles étaient toutes veuves ; elle mère et les autres filles. Elles partagent entre elle biens, joies et souffrances. L’enfant qui connaît le cœur de sa mère lui fait confiance et y entre par la porte de la complicité filiale. Seul un grand esprit de sacrifice permet à un veuf ou à une veuve de sauvegarder et de perfectionner la communion familiale.
La paranoïa de notre société ne favorise pas toujours l’épanouissement des personnes seules et surtout des veuves, elles ne trouvent pas toujours l’environnement adéquat pour laisser s’exprimer le charisme de rapport fécond aux autres qui est en elle. Elles sont d’abord écrasées par le regard qui les soupçonne de tout et surtout elles sont dépouillés de tout bien et de tout héritage et vivent difficilement. Nos familles doivent tirer leçon de l’exemple de bonté et d’amour de Noé mie…nos sociétés aussi parce que l’expérience nous montre chaque jour ce que deviennent la science et la puissance, la force et le génie sans l’amour et la bonté.
Père Frédéric VIADENOU