Méditation du Vendredi 16 Juillet 2010

Vendredi 16 Juillet 2010
15ième semaine du Temps Ordinaire Année C
Isaïe 38, 1-8 // Cantique Is 38, 10, 11, 12abcd, 14.17ab // Mathieu 12, 1-8.

Je ne voudrais pas verser dans la lapalissade qui consisterait à rappeler que « Dieu est Bon. » L’expérience de tous les jours en apporte la preuve. Dans la vision du Seigneur, l’homme reste évidemment la seule créature que Dieu a voulue pour Lui-même. Cela dit davantage le prix accordé à Dieu, en tout cas mieux que la philosophie qui nous a enseigné que l’homme est la mesure de toutes choses ! Nous comprenons alors qu’au nom de sa valeur intrinsèque inaliénable, l’homme soit l’objet de toutes les protections et de toutes les sollicitudes de la part du Seigneur !
Dans l’évangile, c’est Jésus qui protège les siens (apôtres) contre la loi privatrice de liberté humaine. Au-delà de ses disciples, c’est l’homme qu’il restitue dans toute sa dignité ! Isaïe nous expose en première lecture le roi Ezékias, déjà atteint d’une maladie mortelle. C’est au cœur de cette souffrance qu’il traverse qu’il reçoit la visite du prophète Isaïe qui vient lui annoncer de la part du Seigneur, la funeste nouvelle : « Ainsi parle le Seigneur : prends tes dispositions pour ta maison, car tu vas mourir, tu ne guériras pas. » Le prophète fond en larmes, rappelle la fidélité de son cœur et appelle miséricorde et bienveillance de la part du Seigneur. Et voilà ce qui a suffi à toucher le cœur du Seigneur, voilà ce qui a suffi à atteindre le cœur du Seigneur !
Dieu se laisse-t-il attendrir à ce point ? L’histoire du salut est riche de ces récits où Dieu fait grâce au pécheur, à l’homme fragile…
La prière à formuler, c’est de laisser l’homme aller à la même école que Dieu, car Dieu est in fine plus humain que l’homme. Puisse Dieu remplir notre humanité de sa divinité pour nous rendre, chaque jour, un peu plus humain.
Amen !

Abbé Frédéric Serge KOGUE

Publié le 16 juillet 2010.

20. Repères