Le vendredi de la 3e semaine de l’’Avent
Is 56,1-3.6-8. / Ps 67(66),2-3.5.7-8. / Jn 5,33-36.
J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a données à accomplir ; ces œuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m’a envoyé
La vérité sur Jésus-Christ comme Fils envoyé par le Père pour la rédemption du monde, pour le salut et la libération de l’homme prisonnier du péché (et donc des puissances des ténèbres) constitue le contenu central de la Bonne Nouvelle. Dans tout le Nouveau Testament, nous trouvons exprimée la vérité de l’envoi du Fils par le Père, envoi qui se concrétise dans la mission messianique de Jésus-Christ. Jésus dit : « Je suis sorti de Dieu et je viens ; je ne suis pas venu de moi-même mais c’est lui qui m’a envoyé. » (Jn 8, 42.) « Je ne suis pas seul, il y a aussi celui qui m’a envoyé. » (Jn 8, 16.) « Je me rends témoignage à moi-même, et le Père qui m’a envoyé me rend témoignage lui aussi. » (Jn 8, 18.) « Celui qui m’a envoyé est véridique et vous ne le connaissez pas. Mais moi je le connais, parce que je viens de lui et c’est lui qui m’a envoyé. » (Jn 7, 28-29.) . C’est cette évidence de la vérité du Christ comme envoyé par le Père et le caractère sacrificiel et rédempteur de cet envoyé qui sont clairement soulignés dans la parabole du fils envoyé aux vignerons rapportée par tous les Synoptiques (cf. Mc 12, 1-12 ; Mt 21, 33-46 ; Lc 20, 9-19).
Le Fils est vraiment « celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde » (Jn 10, 35). S’il y a dans l’homme quelque chose que l’on peut appeler " la bonne volonté ", la part en lui qui aspire vers Dieu, il y a aussi, hélas ! La part qui nie, qui refuse, qui se révolte. La force et la clarté de l’expérience religieuse dépendent en grande partie de la victoire sur ce mouvement de refus et de l’acceptation sincère du fait que Dieu existe, qu’il agit, qu’il nous aime, qu’il nous a sauvé en Jésus son envoyé.
Père Frédéric VIADENOU