Méditation du Vendredi 12 Novembre 2010

32e semaine du temps ordinaire

Face à ses disciples en formation chrétienne et apostolique et peut être inquiets sur le dernier jour,Jésus parle enréférence à l’histoire religieuse : Noé et Loth. La venue du jour du Fils de l’homme ne doit pas être seulement une information de plus pour eux mais une lumière sur l’existence quotidienne, une attitude et une connaissance pleinement éducative, qui forge en eux une claire conscience de leur identité et de leur mission future. Comment apprécier les hommes, le monde et les choses ? Jésus évoque en plus les réalités et les préoccupations les plus ordinaires dans la vie personnelle et sociale : le repas, la boisson, la situation conjugale ; les travaux des champs, les trafics et le commerce, les travaux de construction et l’entretien de l’infrastructure. Ses activités et relations, limitées à elle mêmes, sont seulement fusionnelles, dépendantes, et donc stériles. Il n’y a rien de plus déshumanisant qu’une faim qui détourne de Dieu et que de manger sans vertu. Il ne faut pas réduire les choses à la mesure de nos justes besoins, nous sommes appelés à l’Alliance avec Dieu à nous ouvrir à la transcendance. Deux personnes seront ensemble, Une sera prise et l’autre laissée…que ces propos ne nous terrorisent pas. Qu’ils nous rapprochent de Dieu et rendent notre vie plus significative et remplie d’une valeur qui découle de la foi au Dieu qui vient : l’attachement à la loi du Seigneur. Vivons dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux espérant le retour du Christ. Chacun de nous doit pouvoir dire comme le psalmiste « Dans mon cœur je conserve tes promesses pour ne plus faillir envers toi ». Sans cette attitude spirituelle, nous qui épuisons notre temps dans des attitudes stériles : dans l’absence et l’oubli, dans l’indifférence et la passivité, dans l’inactivité et l’indécision, la hâte et la démesure. Lorsque la question de la venue du fils de l’homme sera réglée dans notre vie, nous aurons franchi un pas décisif. Toutes les grandes choses de notre vie peuvent commencer par ce petit grain.

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 12 novembre 2010.

20. Repères