Méditation du Vendredi 12 Février 2010

Le doigt comme la main sont le signe de l’action et de la puissance de Dieu. L’évangile de ce jour nous présente Jésus en territoire païen se révéler comme le doigt de Dieu, la puissance agissante de Dieu. En effet, comme une nouvelle création, on voit Jésus, dans la guérison du sourd muet, associer le verbe à l’action. Cette association rend bien compte, comme au commencement de l’humanité comment Dieu façonne l’homme avec la terre puis insuffle la vie.

Ce geste de guérison est suggestif à plus d’un titre. De fait, la guérison d’un païen après le réquisitoire de la syro-phénicienne démontre bien que le salut prend en compte « ensuite » les païens et que Jésus ne vient pas seulement pour les seuls Juifs. Par ailleurs, la guérison elle-même confirme en Jésus le messie qui fait « entendre les sourds ». Le plus importants enfin, selon que la scène le laisse paraître, est le signe que Jésus offre à ceux qui, soucieux de le voir guérir leur malade ont recours à lui. Dieu leur dit et à nous aussi : vous courez à moi pour une guérison ou même pour intercéder en vue du salut de vos frères ! Bien ! Il faut encore vous ouvrir à ma Parole, mon Fils qui vous façonnera, qui vous ouvrira à la vie. Voilà pourquoi au lieu de guérir après avoir touché le malade, il a levé les yeux vers moi.

Ne laisse pas, toi aussi, comme ceux qui l’entouraient et auxquels Jésus défendait de parler de lui afin de ne pas projeter et divulguer une image parcellaire de lui ; ne laisse pas toi aussi Jésus incompris et aujourd’hui regarde vers lui t’ouvrir à la Parole, à son écoute !

Abbé Gad AINA

Publié le 12 février 2010.

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