Méditation du Vendredi 11 Novembre 2011

Sg 13,1-9. / Ps 19(18),2-3.4-5. / Lc 17,26-35.37. Ils sont foncièrement insensés, tous ces hommes qui en sont venus à ignorer Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. Nous dit le livre de la sagesse.
Ceux que la Bible appelle insensé ne sont pas seulement ceux qui disent que Dieu n’existe pas. Il y a aussi ceux qui vivent comme si Dieu n’existe pas et que cette option a rendu complice du mal. Il y a des gens pour qui la révélation divine n’a pas d’importance. Ils cultivent une vision vague du monde et un concept magique où panthéiste de Dieu.
Pour nous chrétiens, le sacré est le caractère qu’a le monde du fait qu’il est créé par Dieu, que Dieu le maintient au-dessus du néant, et lui donne sans cesse d’être. C’est le caractère qu’a le monde, du fait que Dieu y est présent, qu’il le pénètre de sa puissance, le maintient en rapport avec lui, y dirige l’histoire et y poursuit son œuvre. Le souffle qui le traverse, la proximité d’avec sa Source, et la charge de sens qui s’ensuit, telle est pour le croyant biblique l’origine du caractère sacré du monde. C’est ainsi que le monde parle de Dieu et peut conduire à Dieu.
Méfions nous de ceux qui font valoir des connaissances, des techniques et des thérapies prétendant nous aider à devenir parfait par le contact avec la nature ; et vérifions si ces pratiques laissent à la grâce de Dieu, la primauté qui lui est due, si elles considèrent Dieu comme créateur de toute chose et le Christ comme le Verbe de Dieu venu pour la Rédemption. Faisons nôtre, la prière de Saint Ambroise : « Toi [Père], tu as créé l’univers, en donnant à chaque chose la place qui lui revient et en la maintenant en vertu de ta providence… Ton Verbe est Dieu le Fils : il est en effet consubstantiel au Père, égal à lui dans l’honneur. Il a accordé harmonieusement l’univers, pour régner sur toutes choses. Et, embrassant le tout, l’Esprit Saint, Dieu, prend soin de toute chose et la protège. Je proclamerai ton nom, Trinité vivante, seule et unique monarque…, force inébranlable qui régit les cieux, regard inaccessible à la vue mais qui contemple tout l’univers et connaît toutes les profondeurs secrètes de la terre jusqu’aux abîmes. Ô Père, montre-toi bienveillant à mon égard : … puissé-je trouver miséricorde et grâce, car à toi appartiennent la gloire et la grâce, pour l’éternité qui n’aura pas de fin »

Père Frédéric VIADENOU

Publié le 11 novembre 2011.

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