La lettre aux Hébreux vient de nous rappeler que le sacrifice de louange est un acte de foi qu’il faut offrir sans cesse à Dieu pour lui plaire en toute circonstance. Dieu n’a pas faim ni soif de notre amitié. Sans l’homme, Dieu est Dieu. C’est plutôt l’homme qui a faim et soif de ce sacrifice de louange. Or cet acte de foi ne peut être posé que si on a été nourri de la Parole, puisque la foi naît de ce que l’on entend. Certains contemporains de Jésus l’ont compris. Ceux dont nous parle l’évangéliste Marc : "à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux". De nos jours, qu’est-ce qui nous fait courir à l’Eglise ? Le zèle de l’écoute de la Parole ne nous embrase plus aujourd’hui. Nous sommes souvent attirés par l’extraordinaire, par le scoop. Aujourd’hui le Christ a encore pitié de cette foule, non parce qu’elle est sans berger, mais parce qu’elle court dans tous les sens, dans toutes les directions. Une chose est certaine, cette foule est consciente de sa faim et de sa soif. Mais elle est malheureuse comme l’âne de Buridan. Entre Dieu et Mamon qui passe le premier ? Sans aucun doute, le psaume du jour nous rassure, celui qui choisit le Seigneur, le Berger d’Israël, rien ne saurait lui manquer, sa coupe est débordante. Même dans les ravins de la mort, le bâton du berger le guide et le rassure.
Père Marc DOSSOU