Frères et sœurs en Christ,
chers amis,
Même après sa mort, Moïse continue de faire autorité en Israël. En effet, du temps de Jésus, on se réfère à la loi de Moïse lorsqu’il y a une décision importante à prendre. Les apôtres aussi feront autorité dans la 1ère communauté, mais leur autorité est essentiellement service comme celle de Moïse d’ailleurs, service de Dieu et service du prochain. La dimension du service que Moïse a imprimé à l’autorité en Israël a manqué à ces autorités que sont les chefs des prêtres, les anciens et les scribes ; et comme sans mandat de leur part, Jésus s’est mis à chasser les vendeurs du temple, ils sentent leur autorité menacée. Voilà que cette foule est déjà du côté de Jésus, comme elle l’avait été du côté de Jean-Baptiste. Alors ne pouvant pas user de la force répressive contre Jésus, ils ont préféré le débat, qui est une force de persuasion quand il est mené dans la vérité et la sincérité.
Et cette sincérité et cette vérité ont gravement manqué au débat des scribes et des anciens et des chefs des prêtres avec Jésus « Par quelle autorité, fais-tu cela ? Ou bien qui t’a donné autorité pour le faire ? ». Jésus leur pose une question « Le baptême de Jean, venait-il du ciel ou des hommes », et les voilà embarrassés et hésitants devant la réponse vraie et spontanée à donner. Ils étaient incapables de répondre, non pas qu’ils ne savaient pas la réponse à donner, mais ils refusaient de se livrer à la vérité. Jésus les laissera à leur sort « Moi non plus, je ne vous dirai par quelle autorité je fais cela ». Demandons à l’Esprit-Saint de nous aider à aimer la Vérité, et que nos questions et nos actes ne manquent jamais de sincérité, cette sincérité qui sauve et que donne l’Esprit-Saint.
Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU