Méditation du Samedi 27 Août 2011

(Mt 25, 14-30)

Nous connaissons bien cette parabole des talents. Un des serviteurs reçoit 5 talents, un autre 2, le troisième un seul. N’y a-t-il pas déjà une injustice dans ce partage ? Pourquoi ne reçoivent t-il pas la même somme chacun ?
Mais demandons-nous d’abord ce que représentent ces talents pour nous. On peut dire que ce sont toutes les grâces que nous avons reçues du Seigneur depuis notre naissance : la vie d’abord avec notre âme créée à l’image de Dieu, les sacrements : le baptême, l’Eucharistie, le sacrement du pardon, la confirmation…, mais aussi l’éducation reçue de nos parents, de nos formateurs, et les grâces nombreuses qu’il ne cesse de nous accorder tout au long de notre vie.
Nous avons aussi des qualités innées en nous que nous pouvons développer et faire grandir pour qu’elles portent du fruit : par exemple le goût de la peinture, de la musique, des mathématiques, des sciences,… et encore des qualités, telles que la bonté, la patience, la compassion, le désir de servir, qui nous donne l’occasion de rendre le monde qui nous entoure plus beau et plus heureux. Tout cela nous permet de développer en nous le don précieux de la Foi et ainsi, de porter du fruit pour nous-mêmes et pour l’Eglise en marche vers le Royaume.
Alors, inutile de nous demander combien nous avons reçu de talents. Même si nous n’en avions qu’un seul, il nous suffira pour être cette image de Dieu auprès de ceux qui nous entourent.
On peut dire que les talents, ce sont donc les qualités que nous possédons et que nous cherchons à développer afin de les mettre au service de nos frères. Lorsque j’étais enfant de chœur en France, dans ma paroisse, il y avait une vieille dame qui avait le don de faire de magnifiques bouquets de fleur à l’église. Et la beauté de l’autel nous aidait à bien prier. Certains jeunes élèves ou étudiants qui ont découvert la prière et l’amour de Dieu, aiment aussi faire la catéchèse aux enfants et partager avec eux ce qu’ils ont reçu.
Est-ce qu’il ne faudrait pas parfois, au lieu de revenir sur nos péchés et de nous décourager, regarder aussi nos qualités, nous en réjouir, en remercier le Seigneur et chercher tous les moyens de les développer ? Nous entendrions alors le Seigneur nous dire à nous aussi : " Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de chose, je t’en confierai beaucoup : entre dans la joie de ton Maître. »

Père André Chauvin, SMA

Publié le 27 août 2011.

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