(Luc, 21, 34-36)
Un mot résume l’évangile de ce dernier jour de l’année liturgique et celui de demain, premier dimanche de l’Avent : c’est le mot : Veillez ! Que peut-il signifier pour moi ?
Si Jésus nous dit : « veillez et priez, il ne nous demande pas de passer toute la nuit en prière. Nous avons besoin de repos, de sommeil, pour bien faire notre travail. De plus, nous avons femme, mari, enfants qui nous attendent à la maison et qui ont besoin de nous. Et plus grave, ces nuits de « prières » dans nos églises empêchent de dormir tous ceux qui habitent autour de la paroisse. On n’a pas pitié des vieux, des malades, de ceux qui ont besoin de sommeil, et on met la sonorisation à fond !
Tout récemment, une maman était allée prier la nuit avec son groupe de prière. Le papa était resté à la maison avec ses 4 enfants. Dans la nuit, le plus petit s’est mis à crier. Impossible de l’arrêter. Alors le papa, excédé, est parti à l’église et a déposé l’enfant qui hurlait dans les bras de sa maman. Remarquez bien que dans la parabole des vierges sages et des vierges folles, les sages, elles aussi, se sont endormies.
Veiller, c’est surtout être prévoyant, être prêt à accueillir le Christ dans notre vie, être prêt à accueillir le frère ou la sœur qui ont besoin de nous, c’est garder ce lien vital avec le Seigneur dans une conscience pure, au fond, c’est vivre en état de grâce, en communion avec lui.
C’est la raison d’être des sacrements d’Eucharistie et de Réconciliation que Jésus a mis à notre disposition aussi souvent que nous en avons besoin.
Et l’Evangile que le Pape Benoît XVI a commenté dimanche, en la solennité du Christ-Roi, nous donne l’essentiel du message du Christ : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger… » Il ne nous demandera pas, à notre arrivée au ciel si nous avons été baptisés ou si notre livret de catholicité est en règle ! Alors, le message est clair. Veillez, c’est être attentifs à ceux qui nous entourent et travailler en Eglise, en communion avec nos évêques et nos prêtres à faire grandir en nous et autour de nous l’esprit de Réconciliation, de Justice et de Paix.
Au seuil de cette nouvelle année, c’est le souhait et la prière qui doivent monter de tous nos cœurs avec le témoignage d’une foi renouvelée et fervente. Et déjà, je souhaite à chacun et à chacune d’entre vous, une excellente et sainte année liturgique.
Père André Chauvin, sma