
(Luc 1, 67-79)
Il nous est bon de rapprocher la figure de 2 vieillards dans l’évangile de Luc : Zacharie et Siméon. Deux témoins de l’Ancien Testament, de la fidélité de Dieu à travers la Bible, de sa promesse d’envoyer un Sauveur, de la réalisation de cette promesse dans le peuple juif, avec l’arrivée d’un petit enfant, en qui tous les deux reconnaissent le Messie.
Syméon, homme « juste et pieux », a scruté toute sa vie les Ecritures, et « l’Esprit-Saint reposait sur lui. » (2, 36).
Si Zacharie, lui aussi « rempli de l’Esprit-Saint » (1, 67), se réjouit d’avoir un garçon sur sa vieillesse, il sait que ce ne sera pas lui l’envoyé de Dieu : « Tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin. »
Tous deux seront, à leur manière, les premiers témoins émerveillés de l’amour de Dieu pour les hommes. Et ils ont envie de crier leur joie au monde entier.
Ce Messie est bien venu à Noël. Il a vécu environ 33 ans sur la terre. Il a été crucifié et est bien mort. Des témoins sérieux ont pu l’attester. Mais il est ressuscité, cela aussi est indéniable et depuis 2000 ans, les témoins sont innombrables pour affirmer cette vérité de notre Foi.
La fête de Noël n’est donc pas d’abord l’anniversaire d’une naissance, mais le début d’une aventure passionnante, initiée par Dieu lui-même, qui se terminera lorsque le dernier homme franchira la porte du Paradis.
Et cette aventure, nous n’en sommes pas seulement les témoins, mais les acteurs. Il dépend de chacun de nous qu’elle se propage dans notre monde, dans notre pays, dans notre paroisse. Les chants d’action de grâce de Syméon et de Zacharie ont traversé les siècles et sont toujours la prière joyeuse et fervente de toute l’Eglise dans les offices du matin et des Complies. Et leur chant nous aide à proclamer les merveilles de Dieu sur toute la terre.
Ne nous contentons pas de « fêter » la naissance de Jésus, mais voyons comment cette naissance fera grandir notre Eglise, en lui attirant, autour de nous et grâce à nous, des enfants toujours plus nombreux.
Peut-être, demain, pouvons-nous inviter un frère, une sœur, un ami à nous accompagner à l’Eglise pour entendre aussi cette phrase des anges : « Je viens vous annoncer une Bonne Nouvelle, … aujourd’hui vous est né un Sauveur ! »
Père André Chauvin, sma