
C’est tout drôle, on se divise aujourd’hui au sujet de Jésus au point que cette divergence de perspectives nuise immédiatement à la volonté de mettre la main sur Jésus, lui laissant le moment de l’ « Heure » !
Le débat surgit de l’écoute de Jésus. Le prophète ! Le Messie ! Mais c’est un Galiléen. De Galilée ?! Non, plutôt de David, de Bethléem. Ce qui divise n’est pas le message car sur celui-ci, tous sont d’accord, jusqu’aux soldats. La pomme de discorde est donc l’origine de Jésus. Face aux objections tirées de l’Ecriture, Jean oppose l’assertion, Jésus est Galiléen (Jn4,4), de Nazareth (Jn19,19), fils de Joseph (Jn6,42).
La vision que nous offre cette page est un Jésus discuté. Au lieu d’être perçu comme l’Envoyé de Dieu, le Maître se donne à voir comme déformé dans les représentations de ses contemporains. Bien plus, la suite du texte ajoute une note ironique. Ceux qui acceptent ou croient en Jésus sont rejetés comme des ignorants, car gens du peuple et de peu de culture quant à la foi. Plus encore, le sage Gamaliel est ridiculisé parce qu’on sent dans ses propos des velléités de foi !
C’est comme si l’on ne bat pas autour de ce Jésus, on le combat. Deux millénaires durant et après, la situation n’a guère beaucoup changé : les chrétiens s’arrachent ce Jésus, les confessions pseudo-chrétiennes se l’approprient. Les détracteurs lui nient tout, chacun y puise, ou le dénie comme il veut. Aujourd’hui, Jésus nous invite à revenir à ce qui fera l’unanimité autour de lui : nul n’a parlé comme cet homme !
Chrétiens mes frères alors que Pâques se rapproche, quittons nos divisions mesquines basées sur des représentations fantaisistes et intéressées de Jésus. Laissons nos contradicteurs et nos ennemis le décrier avec l’Eglise, et nous redécouvrons le Nazaréen, l’Envoyé de Dieu qui nous donne sa parole.