L’amour et la tendresse de Dieu se manifestent envers tous ses enfants et sa miséricorde infinie doit aussi motiver la nôtre. L’appel de Lévi qui quitte sa vie de pécheur publique pour suivre définitivement le Christ en dit long. Jésus a surtout voulu être au milieu de son peuple l’ami très proche des pauvres et des pécheurs. Et il l’a si bien signifié : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs. » Il est le bon pasteur qui donne sa vie pour sauver la brebis égarée, pour soigner celle qui est blessée et guérir celle qui est souffrante. C’est par pure grâce que l’homme bénéficie de l’attention et de l’amour du Seigneur afin d’être à son tour l’apôtre de cette miséricorde qui ne jalouse pas mais qui fait du prochain le frère ou la sœur à aimer et à accepter nécessairement. Chacun de nous sait d’où Jésus l’as pris pour l’attirer à lui surtout tous ceux qui savent se reconnaître pécheurs. Le Christ ne peut rejoindre que les personnes qui acceptent sa mission. Il ne peut rien faire pour ceux qui sont méfiants ou circonspects. Si un malade réprimande son docteur et le rejette, il ne peut pas espérer une guérison. Mais ceux qui reconnaissent leurs manques et leurs besoins pourront recevoir ce qu’offre le Christ. Accepter le Divin Médecin et son diagnostic signifie que nous nous reconnaissons malades et dans le besoin, cherchant la guérison. Sa sollicitude pour le faible et le rejeté, qui ne connaît donc pas de limites est digne d’être davantage imitée pendant ce temps de carême. L’attention à l’autre et le regard qui ne le juge pas : ce sont là deux attitudes que le Christ nous propose en ce jour dans la dynamique de nos relations avec autrui. C’est seulement à ces conditions que nous pouvons accepter sa présence en nous pour être capable d’en vivre. Jésus nous appelle à une nouvelle vie, ne manquons pas le rendez-vous de la grâce. Et quand la grâce nous atteint partageons – en les fruits avec d’autres.