Méditation du Samedi 20 Août 2011

(Mt, 23, 1-12)

« Qui s’élèvera sera abaissé ! »
De grandioses célébrations se déroulent tout au long de cette année jubilaire dans notre pays, le Bénin. Demain, une foule immense va se rassembler à Dassa-Zoumè autour du Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris pour le pèlerinage national. Nous avons bien raison de nous réjouir de la vitalité de notre église et de toutes les grâces que le Seigneur accorde à chacun d’entre nous en ce jubilé. En 150 ans, l’évangélisation s’est étendue à travers les 10 diocèses, même si nous sommes encore, en de nombreux endroits, y compris au sud, en territoire de mission. Oui, rendons grâce pour les bienfaits du Seigneur.
Cependant, il y a parfois une différence et même un fossé entre notre caractère baptismal et notre vie de chaque jour. Jésus dénonce dans l’évangile de ce jour l’attitude des pharisiens, « car ils disent et ne font pas ». On peut voir ici une mise en garde contre la fierté ou l’orgueil de se croire meilleur que les autres et de les mépriser. Soyons fiers de notre foi, si cette foi est appuyée sur notre fidélité à la Loi et à la Parole de Dieu. Sinon, nous risquons de ressembler à ces pharisiens et de donner un contre témoignage de notre religion.
Un des fruits du Jubilé sera d’aider les chrétiens et chrétiennes à rendre compte de leur espérance, c’est-à-dire de témoigner par toute leur vie que c’est le Christ qui guide toutes leurs pensées, paroles, actions, relations, services, travaux, en un mot, qu’ils essayent de vivre comme et avec le Christ. Pour cela, il faut que chacun de nous se décide à changer, dans notre comportement, tout ce qui n’est pas conforme à la volonté du Seigneur. Cela est vrai pour tous : d’abord pour les pasteurs, les prêtres, les consacrés qui doivent donner l’exemple d’une vie la plus parfaite possible. Nos chrétiens, nos jeunes, nos enfants ont le regard posé sur nous et désirent trouver en chacun de nous un modèle. Que de fois, j’ai entendu chez un enfant ou un jeune cette réflexion admirative : « Ce prêtre, c’est un saint ! »
Cela est vrai aussi pour tout chrétien. Etre enfant de Dieu, c’est partager déjà ici bas la vie de Dieu avec toutes les qualités qu’un papa exige de ses enfants. C’est témoigner de cette filiation par ses paroles et ses actes. Le jubilé n’est pas fini : il nous reste du travail à faire, personnellement, dans nos familles, nos communautés, nos paroisses.
Oui, soyons fiers d’êtres chrétiens, de vrais chrétiens. Qu’à travers nous, le jubilé porte du fruit en abondance.

Père André Chauvin, SMA.

Publié le 20 août 2011.

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