
Cœur Immaculée de Marie
(Luc 2, 41-51)
Que peut-il y avoir dans le cœur d’une maman ?
La maman, c’est celle qui a senti un jour le petit embryon bouger en elle, qui l’a porté 9 mois dans son sein, qui a souffert lors de l’accouchement, qui a allaité son enfant, qui l’a vu grandir peu à peu et – du moins elle le souhaite, – qui lui fermera les yeux un jour.
Mais, à travers tout cela, ce qui est le plus important, c’est l’amour qui existe entre la maman et son enfant. Ce sont tous les sentiments qui remplissent son cœur et sa pensée.
Revoyons par la pensée l’amour qui existait entre Jésus et Marie. Alors que Jésus est encore dans le ventre de sa mère, il est pleinement Dieu dès le premier instant de sa conception et donc pleinement conscient de tout l’amour que lui porte sa mère.
Il y aura sans doute de grands moments de joie entre le fils et la mère, même si les évangélistes sont très discrets sur ce point. 30 ans à Nazareth ne peuvent passer sans que l’amour et la joie ne rayonne entre eux et autour d’eux.
Mais Jésus dira un jour : « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Il ne pouvait donc épargner à Marie la souffrance du don total qu’elle voulait faire à Dieu et aux hommes.
Le glaive de douleur prédit par le vieillard Siméon s’est enfoncé plusieurs fois dans ce Cœur Immaculé : lorsque Jésus reste trois jours à Jérusalem, lorsqu’elle le voit menacé par les pharisiens, lorsqu’il est arrêté, et surtout, lorsque Jésus lui demande d’être là, au pied de la Croix, pour lui donner Jean comme fils.
Depuis cet instant, nous sommes tous et chacun devenus « fils » de Marie au sens plein du terme. Cela veut dire qu’il n’y a pas un seul instant sans que la Vierge ne pense à moi, sans qu’elle ne veille sur moi, sans qu’elle ne me parle dans mon cœur, comme si j’étais son fils unique, pour m’aider et m’encourager à suivre l’exemple de son divin Fils.
Je ne peux rester indifférent à cet amour de Marie pour moi. N’est-t-elle pas à ma recherche aujourd’hui, comme elle cherchait Jésus à Jérusalem ? Que lui répondre si elle s’inquiète de mon âme, de mon salut ?
Si j’ai déjà un grand amour pour Marie, comment le développer et le faire grandir dans mon cœur afin qu’il ressemble de plus en plus à l’amour que Jésus portait à sa mère ? Et si j’essayais aujourd’hui de lui prouver cet amour par un effort particulier qui me remplirait de joie et qui remplirait de joie le Cœur de Marie ?
Père André CHAUVIN, SMA