Méditation du Samedi 1er Octobre 2011

Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

(Mt 18, 1-5)

Combien de fois n’avons-nous pas dit ou du moins pensé : « Ah ! Si j’étais un saint (ou une sainte !) »
Nous avons lu beaucoup de vies de saints et de saintes avec beaucoup d’admiration pour tout ce qu’ils ont accomplis dans leur vie. Miracles, apparitions, jeûnes extrêmes, stigmates, … Alors, nous nous disons : ce n’est pas pour moi, pauvre pécheur.
Mais avons-nous bien lu la vie de Thérèse de Lisieux ? Une petite fille capricieuse, coléreuse parfois, trop sensible, un peu trop gâtée par son papa et ses grandes sœurs. Elle a dû faire des efforts très grands pour corriger ses petits défauts, pour supporter la vie de communauté du carmel, pour accepter sa maladie, la tuberculose, pour vivre avec ses doutes contre la foi. Elle raconte elle-même les luttes et les efforts qu’elle devra faire pour continuer toute sa vie à vivre dans la confiance et l’abandon à la volonté de Dieu.
Mais, durant sa courte vie, 24 ans, aucun miracle. Alors qu’elle souffre à l’infirmerie, une sœur vient même lui rapporter qu’une autre sœur, Sœur Vincent de Paul a dit en récréation : « je ne sais pourquoi on parle tant de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus : elle ne fait rien de remarquable. On ne la voit point pratiquer la vertu. On ne peut même pas dire que ce soit une bonne religieuse. » Thérèse se réjouit d’entendre cela et approuve. A la mort des carmélites, une sœur de la communauté était chargée de rédiger une notice nécrologique pour envoyer dans les autres carmels. Une des sœurs qui assistait à sa mort fit cette réflexion : « Que va-t-on écrire sur elle, elle n‘a rien fait. »
Il n’est pas question encore qu’on écrive notre vie, mais pourquoi ne pas demander à Thérèse de nous aider à vivre toutes les minutes, toutes les heures de nos journées, avec nos joies, nos difficultés, nos souffrances, nos péchés, en essayant d’imiter sa confiance, sa simplicité, sa charité, de vivre comme elle, comme un enfant bien-aimé du Père, ce que nous sommes tous et toutes réellement. Nous voyons comment vivre simplement pour que Jésus nous accueille un jour comme un petit enfant dans son Royaume. Rappelons-nous, et rappelons-lui, à Thérèse, ces paroles qu’elle prononçait quelques semaines avant sa mort : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. » Soyons sûrs qu’aujourd’hui, elle continue ce qu’elle appelait « sa mission » pour nous auprès du Seigneur.

Père André CHAUVIN, SMA

Publié le 1er octobre 2011.

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