Comme disait un vieux curé de paroisse : "Mes frères, il y a ceux qui figurent. Il y a ceux qui défigurent. Il y a ceux qui transfigurent". Cette page de l’évangile est comme la transcription de l’ineffable beauté de Dieu. Une page de lumière et de certitude. La transfiguration est un condensé de la révélation chrétienne. Jésus prie et la lumière se fait. Le passé revit par l’entrée en scène des deux personnages principaux de l’Ancien Testament. En la personne d’Elie et de Moïse, c’est la loi et les prophètes qui authentifient Jésus. Ce ne sont pas des ombres. Ils sont bien vivants dans la gloire. Ces personnages adorent Jésus, car il est bien Celui qui remplit les Ecritures. L’avenir, c’est la voix du Père : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le." Les disciples parlent du chemin à suivre, de la Passion pour arriver à la Vie. Foi, doctrine, action : c’est l’Eglise déjà présente. C’est une histoire qui remplit les deux faces du monde : avant et après Jésus. La Transfiguration est une joyeuse certitude. Les trois apôtres ont vu, pour nous, ce qui nous attend. Tout est déjà achevé dans le Christ, mais pas encore pour nous. C’est un appel à notre propre transfiguration par une vie droite, qui, peu à peu, travaille à nous achever, pour que nous prenions la taille éternelle voulue pour chacun par Jésus-Christ. Il n’y a pas de plus grand motif pour vivre dans l’espérance.
Père Marc DOSSOU